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Jean Aicard

Calendrier 1903

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Actualités septembre :

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« L’Association des Amis de Jean Aicard s’attache depuis des années à faire découvrir ou redécouvrir cet auteur provençal et publie sur ce site des textes écrits par de nombreux membres.

Ces chercheurs souhaitent mettre des informations abordables et originales à la disposition des enfants à qui Jean Aicard a réservé de belles pages et des adultes qui peuvent trouver, s’ils le désirent, des thèmes de réflexions plus approfondis ».

 

Actualité 2021

Calendrier des manifestations organisées par les Amis de Jean Aicard

à Solliès-Ville 2021

Centenaire de la disparition de Jean Aicard (1848-1921)

 19 septembre Journées du patrimoine : 

Visites de l’Oustaou de Maurin des Maures 15h 17h.

 

Mois d’Octobre 2021 à Solliès-Ville : Du 9 au 30 :

Exposition « Jean Aicard Insolite et galerie de portraits ».

Dates et horaires d’ouverture : du jeudi au samedi de 14h à 17h.

 

Samedi 9 : rencontre aicardienne (voir fiche d’inscription).

Samedi 16 : 1er cycle conférences au Moulin d’Oli 14h 30

Alphonse Karr Ami de Jean Aicard

« Les aphorismes d’Alphonse Karr » par Charles-Armand Klein, écrivain biographe.

« Violette Bouyer Karr, amie à vie de Jean Aicard » par Françoise Grosjean, présidente de la Société d’études dracénoise.

 

Samedi 2 :  lecture de belles pages à l’Oustaou 15h-17h.

Vendredi 29 : Conférence de Monique Broussais à La Londe les Maures.

-18h, salle Cassin.

 » La Dame de Saint Faust, descendante de Jean Aicard…Entre magie et mystère. »

Samedi 30 :2ème cycle conférences au Moulin d’Oli 14h30.

« Amitié, amours, hérédité… » par les Amis de Jean Aicard, Monique Broussais et Roger Muréna.

 

Salle du Moulin d’Oli rue Jules Ferry 83210 Solliès-Ville

Musée Jean Aicard de Solliès-Ville 04.94.33.72.02

Pass sanitaire et masque obligatoires

Entrée libre

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Rencontre aicardienne

 Samedi 9 octobre 2021

Dans le cadre du centenaire de la disparition de Jean Aicard, les Amis de Jean Aicard vous invitent le samedi 9 octobre 2021 au Moulin d’Oli rue Jules Ferry à Solliès-Ville, afin de partager un moment convivial et chaleureux qui débutera par une dictée (à la portée de tous), puis sera suivi d’un instant poétique.

 Programme

9h00 : Accueil des participants.

9h15 : Début de la dictée.

Les participants seront invités à faire une auto correction de leur texte.

9h45 : Vous pourrez lire ou réciter une poésie de votre choix, naturellement, vous aurez pensé à apporter le texte…les chanteurs seront aussi les bienvenus !

12h : Apéritif de clôture et remise de récompenses.

Apporter votre stylo et 2 feuilles A4 vierges

 Inscription

Nous limitons l’inscription à 20 personnes

ce qui nous permettra une distanciation très confortable.

 

S’inscrire au Musée Jean Aicard de Solliès-Ville :

 04 94 33 72 02 du mardi au samedi.

Avant le 30 septembre 2021.

 

Les consignes sanitaires seront respectées

Pass sanitaire et masque obligatoires.

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Quand les élèves de Solliès-Ville honorent l’écrivain.

Les élèves du CE2, CM1 de l’école Jean Aicard ont reçu Mme Broussais qui leur a parlé de l’écrivain. Puis, ils ont illustré de petits PV (Pour Vous) portant au dos l’une des quatre poésies suivantes : Ma mère, le Printemps, Tout l’été et la Fleur d’amandier.

Avec l’autorisation accordée par Monsieur le Maire, Ils ont parcouru les rues du village accompagnés par leur institutrice et des parents d’élèves. Les voitures stationnées dans les parkings et les rues ont reçu ces sympathiques PV. M. et Mme Broussais ont aussi  fait découvrir l’histoire du village  aux enfants heureux de cette originale balade. De retour en classe, ils ont remercié Jean Aicard et lui ont écrit une émouvante lettre.

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Le Théâtre de Jean Aicard sur la place de Solliès-Ville.

 La place de Solliès-Ville a été très animée ces 26 et 27 juin 2021 par le festival de théâtre et des arts organisé par le Petit théâtre de Solliès Ville, présidé par Karine Pedrazzi.

Les Amis de Jean Aicard se devaient d’être présents. L’équipe de Solliès-Ville a présenté un stand réunissant les nombreuses œuvres théâtrales de l’écrivain.

 

 

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Stand 4

 

 

 

 

 

 

 

Stand 3

 

 

 

 

 

 

 

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Une évocation autour de Jean Aicard et Palamède de Forbin

 Le dimanche à 16h les acteurs du Petit théâtre ceux de l’association du groupe Solliès Provence ont joué 5 tableaux  » Autour de Jean Aicard et Palamède de Forbin ».

Un heureux moment qui a séduit les spectateurs.

 

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Un timbre pour honorer Jean Aicard

 Louis Imbert, artiste peintre, membre de l’Académie du Var et lauréat de nombreux salons, a autorisé qu’un de ses superbes dessins consacrés à Jean Aicard fasse l’objet d’un timbre postal qui a été édité fin juin.

Dans un bleu particulièrement réussi, ce timbre peut aussi orner l’enveloppe souvenir du centenaire.

Les personnes intéressées peuvent se les procurer auprès de monique.broussais@free.fr

Prix: Enveloppe timbrée: 2 € 20        Timbre: 1€ 50   Enveloppe non timbrée: 0 € 80

Les commandes seront à retirer au Musée du vêtement provençal à Solliès Ville, l’après midi T° 04 94 33 72 02

Enveloppe

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Les Ecoles Jean Aicard

Dans le Var, 8 écoles portent le nom du poète :

à La Garde, Solliès-Ville, La Farlède, La Crau, Toulon, Gonfaron, Draguignan, Pourrières

Un lycée à  Hyères et aux Mayons l’école s’appelle Maurin des Maures.

Il existe aussi une école maternelle Jean Aicard à Lille dont la façade possède une très belle sculpture.

C’est Roger Salengro maire de Lille , ministre de l’Intérieur, qui décida de baptiser en 1936 ce bâtiment et certaines rues de sa ville du nom des poètes appréciés au début du 20ème siècle.

L’école maternelle Jean Aicard bénéficie d’une rénovation artistique remarquable comme en témoignent ces deux photos de Guilhem Fouques, photographe à la ville de Lille.

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Reportage France 3 Région sur le centenaire de la mort de Jean Aicard

cliquez sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=-_-2gsSf_1s

12 et 13 mai : Journées du souvenir. 

Le 12 mai, jour officiel du décès de Jean Aicard, l’équipe de notre association demeurant à Solliès-Ville a rendu un  hommage au poète en compagnie de Monsieur Gérardin, maire, de Bénédicte Fouasse, première adjointe et de Christine Courant et Jean-Jacques Broussais respectivement adjointe et délégué aux associations. Cette cérémonie s’est déroulée en toute intimité étant donné les circonstances actuelles ne permettant d’inviter un public plus large.

Un bouquet de fleurs de la colline a été déposé sous le porche de la mairie,  à côté de la stèle de Jean Aicard due aux ciseaux de son ami Paulin Bertrand. Monsieur Gérardin a retracé les actions de son illustre prédécesseur qui fut maire de décembre 1919 à mai 1921.

Un texte évoquant le coup de cœur que Jean Aicard avait eu pour Solliès-Ville a clôturé ce moment simple et émouvant.

 

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Le 13 mai, jour de l’enregistrement du décès, les membres du Conseil d’Administration se sont donné rendez-vous devant le cimetière central à Toulon.

Une gerbe aux couleurs de Provence a été déposée sur sa tombe. Photo G9TC Roger Muréna, président de l’association, a rendu hommage à l’homme simple qui a fait connaître la  Provence au-delà de ses frontières. Il a lu quelques témoignages sur cet humaniste qui fut le plus jeune membre élu de l’Académie du Var en 1869, Président de la Société des gens de Lettres à Paris en 1894 et membre de l’Académie française en 1909.

 

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Après une poésie lue à quatre voix, les Amis de Jean Aicard se sont dirigés sur la tombe de Félix Mayol pour y déposer un bouquet de muguet. Ils ont ainsi rappelé que le poète et le chanteur se retrouvaient  pendant la grande guerre afin de distraire les blessés et les convalescents qui étaient dans les hôpitaux locaux et provisoires de la région.

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Avant de quitter le cimetière, ils ont fait une dernière halte sur la tombe de Paulin Bertrand, l’ami fidèle de l’écrivain.

Nous tenons à remercier, les employés du cimetière central qui ont pris le soin de nettoyer la tombe de notre Ami et le bronze la surmontant, ainsi que les secrétaires du service administratif qui nous ont accompagnés.

Un reportage a été réalisé par Clémence, journaliste et Pierre, cinéaste pour FR3 région.

Concours de poésie organisé

par l’association des Amis de Jean Aicard.

En cette année 2021, les Amis de Jean Aicard célèbrent le centenaire de la mort du poète (1848-1921) qui  a été, chantre de la Provence, était  animé de convictions  humanistes.

Afin de marquer cette commémoration et d’honorer Jean Aicard, nous vous proposons deux thèmes pour ce concours ouvert à tous : 

Les quatre saisons en Provence 

La solidarité

Règlement du concours : Concours poésie

UN SANTON POUR LE CENTENAIRE

Fabienne PARDI, maître artisan santonnier de père en fille depuis 1949 à Saint Cyr sur Mer, donne vie à de petits personnages qui enrichissent la crèche provençale. Elle crée aussi, à la demande, des santons personnalisés, créations uniques et en nombre limité. C’est ainsi que les Amis de Jean Aicard ont le plaisir de vous informer qu’à l’occasion du Centenaire de la mort de l’écrivain, Fabienne a réalisé un Jean Aicard très expressif et séduisant.

Pour se le procurer veuillez remplir le bulletin ci-joint à adresser avec un chèque libellé à Fabienne Pardi chemin Lou Ferratie, 2 Avenue du Maréchal Juin 83270 Saint Cyr sur Mer.

Contact : 06.64.09.47.40

Bon de commande : Jean Aicard – Santon

Mai 1921 : un mois douloureux.

En ce mois de mai, il convient d’évoquer le décès de l’écrivain.

Le 31 janvier 1915, Jean Aicard est victime d’un grave accident de la route à Toulon, sa voiture est percutée  par un tramway. Portant de nombreuses contusions dont un bras cassé l’écrivain est hospitalisé. Il se remettra difficilement mais réussira à surmonter différents problèmes.

Quatre mois plus tard, il est de nouveau hospitalisé et subit  pour une délicate intervention qui l’affaiblira.

Enfin,  il  y a 100 ans, en mai 1921, Jean Aicard, est de nouveau hospitalisé à la maison de santé des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, rue Oudinot à Paris.

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Il décède le jeudi 12 mai tard dans la soirée et  l’acte de décès porte la date vendredi 13 mai. Ses obsèques auront lieu le  samedi 21 mai, dans le cimetière central de Toulon.

Voici quelques articles parus dans les journaux d’époque :

Le Petit Var Samedi 14 mai 1921 : Jean Aicard est mort

Jean AICARD est né à Toulon, le 4 février 1848. Ses yeux d’enfant s’ouvrirent sur ces admirables paysages de pins et d’oliviers, sur cette mer enchanteresse dont on retrouve l’image dans toutes les pages de son œuvre, poésie ou roman. Il fut vraiment le fils de la Provence.

            La mort est venue surprendre Jean AICARD dans la maison de retraite où il était soigné par le Docteur Buzy. La nouvelle de la fin du grand poète, a plongé dans la douleur tous ses admirateurs.

Le Petit Var qui s’honorait de compter Jean AICARD parmi ses collaborateurs s’associe à ce deuil général et adresse ses condoléances attristées à la famille de notre grand et illustre concitoyen.

 

Le Petit Marseillais 21 mai 1921  Les obsèques de Jean Aicard  

Toulon, le 21 mai 1921

Jean AICARD a eu, dans sa ville natale, ce matin, de très belles obsèques. Le chantre de Provence n’en désirait pas d’autres. Son char funèbre, celui de la plus modeste classe, a traversé les rues ensoleillées et pleine d’une foule émue de concitoyens qui se souvenaient de toutes les œuvres du défunt, ses œuvres littéraires comme ses œuvres de bienfaisance, sociales et d’émulation patriotique.

            Le cercueil du poète avait été dirigé, dimanche, de Paris sur Toulon et le cortège s’est formé, à 9 heures et demie, à la gare principale de la Compagnie P.L.M. On peut dire que tout Toulon et tout le Var étaient représentés là, pour recevoir la dépouille de l’écrivain regretté et l’accompagner à sa dernière demeure, dans notre cimetière central, où Jean AICARD a voulu dormir son dernier sommeil auprès de ses parents et de ses concitoyens.

            Messieurs BARNIER Préfet du Var, le vice-Amiral SAGOT-DUVAUROUX Préfet maritime, GOZZI sous-Préfet, Henri AIGUIER Député, Paul BURDESE Consul général d’Italie, les Généraux SICRE, PRUNEAU, CASTAING, les contre-Amiraux de MARGUERIE, SOULEZ et VIOLETTE, le médecin général VALENCE, Claude BRUN Président du Conseil Général du Var, Madame et Monsieur SYLVAIN de la Comédie française, Messieurs le Commissaire général GUIS, le poète François FABIE, CLAUDE, Maire, Conseiller général de Toulon, Docteur PERRUC Maire intérimaire de Hyères, RAMEL adjoint de Solliès-Ville, les représentants de Saint-Raphaël et de La Garde, et les délégations de la plupart des associations de divers ordres, assistaient à la levée du cercueil, recouvert du costume d’Académicien du défunt.

            Le fils de Jean AICARD conduisait le deuil, assisté des vieux amis de son père, Messieurs François ARMAGNIN et Paul MAUREL, et du Notaire, Monsieur MOUTTET, Maire de Signes. On notait aussi derrière le cercueil, Monsieur le Docteur BUISSON, neveu de Jean AICARD, le Docteur Paul GODIN, de Saint-Raphaël, le peintre Paulin BERTRAND et Monsieur BAUDOUX, de La Garde.

            De nombreuses couronnes étaient portées, entre autres, celle de la Société des gens de lettres, des villes de Toulon et d’Hyères, du comité commémoratif de la Victoire de la Marne, du Foyer du soldat, des sociétés françaises et italiennes, et un superbe panier de roses. Les boys scouts du Foyer du soldat ;  dirigés par Monsieur Ambroise LE MOINGY, étaient en tête ; un poêle de fidèles était tenu par Messieurs le Docteur FONTAN et REGNAULT, F. ROUSTAN et Joseph GUEIT , et les délégations des écoles de garçons et de filles, avec Madame REVOL, Directrice, et Messieurs les Directeurs BERNARD, PELISSIER, JOUVE et BEURRIER.

            L’absoute a été donnée en l’Eglise Saint-Louis, et le cortège s’est dirigé, par le boulevard de Strasbourg, vers le cimetière principal. Au rond-point de la nécropole, l’assistance a formé un cercle compact, pour entendre l’éloge funèbre de notre regretté concitoyen.

            Monsieur Jean FABRE de CANCERILLES, avocat à la Cours d’appel d’Aix, commence la série pour les jeunes anciens combattants, dont le maître fut le conseiller bienveillant et encourageant. Monsieur H. SEILLIER parle au nom des Foyers du soldat et du marin, et rappelle que le drapeau de ses jeunes adeptes avait été donné par l’auteur du Livre des Enfants, M.L.-L. REGNIER, d’Hyères, apporte le salut chaleureux et éploré de la Société des poètes français, et Monsieur François ROUSTAN, pour les amis du vieux Toulon évoque les concours qu’ils trouvèrent toujours en Jean AICARD.

            Le Général CASTAING prononce un beau discours pour l’Académie du Var, dont il est le Président et conclut en ces termes : « Non, Maître, vous n’êtes pas celui qui n’a pas été écouté, la foule ne vous a pas méconnu. La Provence vous aime. Dormez en paix. Vous vivez en nous, avec votre âme que vous proclamiez immortelle, un jour que j’étais à votre chevet et que vous me faisiez le confident de votre plus grand espoir en Dieu. Les disciples d’Emmaüs auxquels vous avez jeté dans une sublime page inoubliable, le cri suppliant de votre foi inquiète ne vous ont pas abandonné et sont venus pour vous recevoir au seuil de la vraie lumière ! ».

            Monsieur SILVAIN, doyen de la Comédie Française, dit que c’est au moment  où, étant venu prendre quelques jours de repos au Vallon d’Oriol, il allait se rendre à La Garde pour s’entretenir avec Jean AICARD de sa dernière pièce en préparation Le Pèlerin, que lui arriva de Paris la douloureuse nouvelle. Monsieur SYLVAIN évoque ces vers du Père LEBONNARD, cet apôtre en redingote, ce symbole de la bonté :

Où la mort passe, tout, pour un moment s’apaise.

Et le plus irrité sent qu’il faut qu’on se taise !

            Le grand comédien dit que Monsieur Emile RIPERT lui a écrit : « Devant la mort, les dissentiments passagers s’effacent et nous sommes prêts d’honorer la mémoire de l’artiste et du provençal »

« Et, s’écrie SILVAIN, quelle âme d’artiste fut plus vibrante que celle de Jean AICARD. Je suis trop bouleversé pour louer, comme je le devrais, tes dons innés d’écrivain et d’orateur, ton talent vigoureux, abondant, divers, parfumé comme la végétation de tes chères collines des Maures, pour dire tout le bien que, je pense de toi, dont je m’honore d’avoir été jadis, avec LEBONNARD, hier encore, avec le Roi René, le compagnon de lutte et de victoire. » SILVAIN termine ainsi : «  je viens te rappeler cet hommage de Sully PRUDHOMME : « Jean AICARD prête au cœur, avec un art accompli, les accents les plus naturels. » C’est là le secret de ton succès, comme romancier et comme auteur dramatique. C’est grâce à ce langage du cœur, que le grand italien Ermete NOVELLI et le simple acteur que je suis moi-même, nous avons pu triompher, non seulement en France, mais dans le monde entier. Adieu, mon doux et noble ami. Dors en paix. Ton cœur a cessé de battre, mais chaque fois qu’il a battu dans ton œuvre, ton œuvre vivra ! »

            Monsieur Paul BURDESE, Consul général d’Italie, interprète les sentiments de notre sœur latine : « C’est au nom de la colonie italienne, au nom du Comité de Dante ALIGHIERI, de Paolo BOSELLI, Président du comité central de l’Institut Paolo BURDESE de toutes les sociétés italiennes ici présentes, au nom aussi de tous ses fervents admirateurs d’Italie, que je viens donner l’extrême adieu à notre bon et grand ami Jean AICARD. Cet homme illustre, ce fascinateur au regard perçant était un ami de l’Italie. Et son amitié et l’admiration qu’il nourrissait pour mon pays, il la manifestait toutes les fois que l’occasion se présentait, dans ses ouvrages, dans ses discours, dans ses lettres, dans ses vers. Dans deux poésies qu’il m’a fait l’honneur de me dédier, on voit le culte qu’il professait pour la sœur latine, un culte ardent qui allait jusqu’à la vénération, jusqu’à l’adoration. Dans tous ses écrits, l’image d’une Italie nouvelle, pétrie de latinité, amie de la France –imbue elle aussi de latinité- perce et domine quelquefois toute sa pensée. Et ce sera un doux réconfort dans ma vie, le souvenir des longues conversations que nous avons eu à la villa Italia ou à la villa des Lauriers avant sa maladie. Dans sa parole enflammée coloriée, imagée, brillante toujours et souvent pleine d’imprévu, une idée émergeait : la France et l’Italie dominant le monde, non par la force des armes, non par les canons et les mitrailleuses –et ceci n’exclut pas cela- mais par le génie, par la délicatesse du sentiment, par l’intuition de la beauté, par l’amour des arts. »

            Monsieur Albert AUTIN, Professeur au lycée de Marseille, vient devant la bière de l’ancien Président de la Société des gens de lettres, pour adresser au nom de tous ses confrères, dont il est le délégué, le dernier salut : « Je veux témoigner publiquement, s’écrie-t-il, qu’il fut un vaillant ouvrier des lettres…. Jean AICARD croyait à son métier et sa foi, toujours féconde, a fait ce miracle que les jours de l’adversité publique étant survenus, nous l’avions vu employer les derniers accents d’une voix qui avait été admirablement belle, à servir, sans défaillance, la cause de la patrie en danger, tels ces vieux missionnaires qui, aux temps épiques, se battaient avec la faulx. »

            Nous devons encore mentionner les adieux émouvants de Monsieur Paul MAUREL, instituteur, l’ami dévoué et désintéressé de la dernière heure, de Monsieur RAMEL, qui était l’adjoint du défunt à la mairie de Solliès-Ville et de Monsieur l’architecte François ROSTAN, au nom des Amis du Vieux Toulon, pour en arriver aux beaux discours de Monsieur Henri AIGUIER, Député du Var, et de Monsieur le Docteur PERRUC, adjoint au maire de Hyères.

            Monsieur Henri AIGUIER dit : « Vous n’êtes plus, maître vénéré, admirable ciseleur de vers, que vous chantiez d’une voix émouvante, troubadour inspiré de la terre natale, artiste dont le labeur patient burinait chaque strophe, âme généreuse, cœur exquis et profondément humain, aux œuvres trempées de sensibilité, de vérité et de clarté lumineuse ! D’aucuns pourront vous opposer d’autres écrivains, d’autres artistes : la terre de France et la terre de Provence ont donné si florissante moisson, de génies et de talents ! Mais pour ceux qui ont pleuré avec le Père LEBONNARD, pour ceux qui ont souri avec Miette et Noré, pour ceux que Maurin des Maures et Parlo-Soulet ont réjoui de leur verve savoureuse, de soun parla goustous comme vous disiez, pour ceux qui ont vibré à l’unisson de votre âme, au seuil des Champs-Elyséens le cortège mélodieux des poètes antiques et des poètes modernes vous a tendu déjà ses mains fraternelles ».

            Monsieur CLAUDE, maire, conseiller général de Toulon, parle, à son tour, comme président de l’Association des maires de l’arrondissement. Monsieur CLAUDE portraiture le causeur séduisant plein de verve et d’esprit, qui accourait plein d’ardeur à toutes les manifestations organisées au profit d’œuvre philanthropiques, destinées à soulager les plus cruelles infortunes. Sa présence assurée était pour elles le meilleur élément de succès. Les blessés de la guerre hospitalisés dans notre ville ont été souvent réconfortés par ses paroles inspirées, toujours par les sentiments patriotiques les plus élevés, et auxquelles il savait donner le tour qui pouvait le mieux mettre au cœur de ces hommes déjà si éprouvés la confiance en eux-mêmes et l’espoir de vaincre les éléments essentiels de la victoire, qu’ils ont poursuivie et acquise. Aussi, tous les malheureux blessés qui sont passés dans nos hôpitaux doivent certainement conserver de Jean AICARD un souvenir ému.

            Enfin, Monsieur BARNIER, Préfet du Var, clôt la série des harangues funèbres et, au nom du Gouvernement de la République, il rend hommage à Jean AICARD, écrivain, poète, philosophe et … maire de campagne. « Certes, s’écrie le Préfet, il est d’un haut exemple dans notre démocratie que les hommes parvenus au sommet des honneurs, quelque immortalité qu’ils leur confèrent, considèrent que leur activité de bon citoyen doit s’exercer cependant. Et c’était un véritable réconfort que de voir l’éminent académicien, ceignant avec orgueil l’écharpe municipale, et s’initiant aux plus intimes détails de la vie administrative de sa commune. Au moment où s’amplifie chaque jour la manière dont nous envisageons notre devoir social, élargissant le champ de la chose publique, c’est à nos assemblées communales et à nos dévoués concitoyens qui les président que nous demandons un effort sans cesse accru. A ceux que le découragement pourrait guetter devant l’œuvre à accomplir, Jean AICARD avait signifié en acceptant d’y participer, qu’il en mesurait la grandeur et qu’il voulait en accomplir sa part. Vous devinez, d’ailleurs, comment cet homme de foi avait compris son rôle, rêvant de faire de sa ville le centre de pèlerinage, pour toute une région, de tous ceux qui s’attardent au culte du souvenir, au milieu des pierres, pour en faire surgir avec l’écho du passé les leçons de celle de cette rétrospection. C’est que l’œuvre de Jean AICARD, dans quelque domaine qu’il évolue, est faite de convictions profondes en action, j’allais dire d’apostolat. Il ne forgera pas des rimes pour le seul plaisir de leur sonorité : notre maître regretté avait la pensée constante qui correspondait à la vérité de travailler, lui aussi, à une meilleure humanité par l’élévation des cœurs, en y renouvelant l’immortelle semence de l’idéal par la poésie ».

            Une cérémonie si impressionnante ne pouvait se terminer plus dignement que par cet ultime discours, et c’est dans une émotion générale que l’assistance assiste, à midi, à la descente dans le caveau de famille du cercueil du regretté écrivain, gloire de notre Provence.

Edouard PORCHIER

 

Un poème des Jeunes Croyances  mis en musique

 Nous avons reçu récemment un courrier de la part de Vincent Martin, un musicien belge qui nous fait part de son travail :

« J’ai récemment découvert l’auteur Jean Aicard alors que je cherchais des paroles pour aller avec une musique que j’étais en train de composer (je suis compositeur amateur) et je suis aussi tombé sur votre site Je vous remercie de faire ainsi connaître ce personnage haut en couleurs !

 II vous intéressera peut-être de savoir que j’ai donc mis en musique un de ses poèmes du recueil « Les jeunes croyances » : « A un poète de combat ».

Vous pouvez écouter le résultat sur cette vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=YyC4xbysYWw

 J’espère que la chanson ne trahit pas l’esprit du texte ! »

 Tout comme nous, vous apprécierez l’œuvre de Vincent Martin et la voix harmonieuse d’Herman Pijl. Grâce à leur autorisation, nous espérons avoir l’occasion  de faire entendre ce beau morceau lorsque les manifestations consacrées au centenaire de la mort de Jean Aicard pourront être possibles. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de ces projets dans les jours qui viennent.

Hymne à la nature

Même si dans son roman La Chanson de l’Enfant, Jean Aicard raconte la vie d’un personnage imaginaire, il y met beaucoup de ses propres sentiments et de ses propres aspirations.

C’est ainsi qu’il écrit combien la Nature a été pour lui une seconde mère.

« Toute la nature était pour moi une grande personne que je trouvais bienveillante tant que brillait la grande lumière. Je me rappelle fort bien avoir entouré de mes bras, très tendrement, le tronc noueux des jeunes amandiers en fleur… Je leur parlais. Quelques-unes de leurs fleurettes si doucement teintées de rose, si subtilement odorantes, tombaient sur ma petite tête aux cheveux noirs. C’était la réponse des arbres. Et un peu plus tard, quand ils soufflèrent sur moi les premières pensées du confus désir, je ne fus pas surpris, parce que déjà ils avaient appris la tendresse à ma petite âme solitaire. Nous nous comprenons encore très bien. Ils me consolent toujours. Je sais qu’eux seuls, les arbres des jardins, des bois, sont des vivants mais sans malice et sans haine. Ils disent la sécurité dans la joie. Ils ne peuvent parler de mort sans parler en même temps de métamorphose et de fleurs…

Chère nature, ma mère, tu sais aimer, toi ! qui amuses les tout petits avec tes bestioles et tes fleurettes, toi qui enchantes les amoureux avec les printemps,- toi qui nous berces tous un jour dans tes grands bras ouverts où les morts sont des bienheureux revenus aux joies divines de l’inconscience, mêlées entre elles, confondues dans le rêve universel. »

Jeunesse

Dans son ouvrage L’Eté à l’ombre écrit en 1895, Jean Aicard décrit différentes périodes de sa vie sous forme de nouvelles.

Dans l’extrait de celle intitulée : le Chef d’œuvre, il évoque ses 20 ans

I

En ce temps là, nous avions vingt ans. Ce n’était pas aujourd’hui, messires. C’était autrefois.

Si vous croyez, mes pauvres amis, que les oiseaux de ce temps là piaillaient de la même manière qu’aujourd’hui, vous vous trompez, pauvres gens, du tout au tout, et franchement me donnez à penser que vous êtes homme de décadence, n’ayant aucune idée précise sur la réalité des choses passées ni, conséquemment, des présentes.

C’était autrefois. Un beau temps ! où les moineaux chantaient comme des rossignols et peut-être mieux. Un temps, vous dis-je, qu’on ne reverra plus ! Ni vous, qui ne le vîtes jamais, ni moi qui l’ai vu, ni ceux qui viendront, personne ne le reverra !

Il y a, comme cela, des temps et des choses qu’on ne voit qu’une fois – et que beaucoup ne voient jamais.

III

En ce temps là, nous étions jeunes ; et peintres, sculpteurs et poètes, quand l’hiver nous ramenait à la ville, après les séjours aux champs ; le soir, tous les soirs, nous vivions attablés dans un cabaret triste, égayé par nos rires jeunes, par nos récits d’amour et de jeunesse, égayé par nos vingt ans.

Deux quinquets fumeux vainement répandaient la tristesse dans le cabaret de Mme Irène, nous avions vingt ans quand même, et cela, voyez-vous, des deux quintets fumeux, faisait deux soleils !

V

En ce temps là, messeigneurs, nous ne parlions pas de décadence. Tous les matins, nous avions vingt ans de plus belle ; nous découvrions l’Amérique et la Hollande tous les matins ; et le baiser d’une belle fille nous faisait croire à l’avenir. Nous pensions qu’avant nous, personne n’avait su aimer. Ce que nous éprouvions étant nouveau pour nous, notre jeunesse nous semblait la jeunesse même du monde.

Vu sur Internet

La Médiathèque de Saint-Raphaël vous propose d’écouter le poème de Jean Aicard « La Noël, Bénédiction du feu » extrait du recueil «Poèmes de Provence » édité en 1878.  https://www.youtube.com/watch?v=5pdWFX-mG0Q

Madame Lambinet, administratrice  d’ALPHA (Association Londaise Patrimoine Histoire et Archéologie) a fait un travail fort intéressant sur Jean Aicard que vous pouvez retrouver avec le lien suivant : http://etc-etc.fr/sss.php?d=jean-aicard-par-ml

ECRITS d’ICI : Maurin des Maures à l’honneur.

Beaucoup suivent dans Nice Matin Var Matin les articles historiques fort documentées d’André Peyregne. Il suit avec une attention amicale nos activités et nous a avisés de la parution d’une nouvelle rubrique intitulée Ecrits d’ici, dans laquelle il raconte l’histoire d’un roman se déroulant dans notre région.

Ce samedi 13 février, pour inaugurer cette rubrique, il a choisi d’évoquer les amours de Maurin et de Tonia. Il donne n résumé et des extraits choisis spécialement pour fêter la Saint Valentin et commencer à commémorer le centenaire de la naissance de l’écrivain.

LORSQU’IL ETAIT ENFANT

Commémorer le centenaire de la mort de Jean Aicard commence par l’évocation de son enfance dont il parle dans ses écrits :

Extrait de L’Ame d’un enfant ( 1898) : Dans la petite classe.

« …J’allais à l’école près de Toulon. L’étude de l’alphabet m’amusait fort peu. Ce que j’aimais par-dessus tout, c’étaient les brins d’herbe, les bêtes qui courraient à travers les hautes tiges, fourmis, capricornes. J’avais les goûts et les rêveries d’un petit berger…

…J’ignore comment et pourquoi je fus, vers l’âge de sept ans, ramené à Paris. Là, j’allais dans une pension, aujourd’hui disparue, qui était installée rue des Saints Pères.

Une jeune demoiselle – quel bonheur – nous faisait la classe. Elle m’apprit les premiers vers que j’aie sus. C’était du Florian.

« Prenez garde, mes fils, côtoyez moins le bord,

Suivez le fond de la rivière… »

Je m’entends encore réciter avec ma voix de tout petit. Comme elle répondait bien, cette phrase, à mon désir de protection : « Prenez garde, mes fils… »…Oui, Je m’entends encore !…

Mais que la salle de classe était obscure ! Hélas, où étaient maintenant les troupeaux de sauterelles, les rêveries sans fin sous l’ombre bleue et rare d’un olivier ?

Heureusement, on nous conduisait souvent au Luxembourg, où les moineaux jouaient avec nous, semblaient courir après nos balles et mangeaient à nos pieds, les miettes de notre goûter.

Oh ! La voix de Mademoiselle, comme elle sonnait doux, au fond de mon cœur ! J’aimais beaucoup cette école, vraiment maternelle.

Un jour, J’y fus décoré d’une croix d’honneur en argent, en vrai argent… Comme j’étais fier ! Malheureusement, je perdis ma croix ou bien on me la vola. Ces décorations nous étaient

prêtées. Mon père dut en acheter une autre et fut, de cela, si fâché que mon bonheur d’aimer mademoiselle et mon orgueil d’avoir gagné la croix furent gâtés et rabaissés cruellement… On ne pouvait donc pas être un peu heureux ! »

Extrait Les Poèmes de Provence (1874).

Lorsque j’étais enfant, j’ai fait plus d’une fois,

Comme tous mes égaux, l’école buissonnière.

Le maître m’attendait : j’étais dans la rivière,

Ou le long de l’étang, ou dans le petit bois.

Temps perdu ? Non, gagné, car j’apprenais des choses

Que jamais ne me dit le professeur savant,

Quand j’écoutais, furtif, le murmure du vent

Et le frisson léger des bourdons sur les roses.

Du soupir des blés mûrs, de la chanson du nid,

Du bruit de l’eau perlant sur la branche mouillée,

De tous les sens confus qui troublent la feuillée,

J’apprenais l’art divin, le rythme et l’infini…

 

Extrait de L’Ame d’un enfant 1898° : La rose.

« …Un jour de sortie, j’avais apporté une rose de mai, et, pour la garder vivante le plus longtemps possible, j’avais apporté aussi un verre. Je la mis dans l’eau, au fond de mon pupitre. A chaque instant, je la contemplais…J’avais une rose, comme un conspirateur a, chez lui, une bombe. C’était même plus grave car ma rose se trahissait par son parfum. Il s’échappait de mon pupitre et faisait flotter dans toute l’étude une surprenante bouffée de rêve et d’espoir. On voyait sourire de belles dents blanches entre des lèvres rouges. Les meilleurs élèves s’accoudaient, un instant, pour regarder, à travers les barreaux, le bleu lointain du ciel de mai.

Quand j’ouvrais mon pupitre, un fin rayon de soleil venait jusqu’à elle, la baisait, la baignait, l’enveloppait toute. Comme j’avais pitié d’elle, j’ouvrais souvent. Je découvris, au cœur de ma rose, un petit scarabée. Il dormait, confiant, et je me disais que, là-bas, chez grand-père Martel, les rosiers de mai, devant la maison, devaient porter des fleurs aussi belles, plus belles peut-être que celle-ci. Et ma petite âme rêveuse se blottissait, à côté du scarabée d’or vert, au cœur le plus secret de ma rose, sous les rideaux du petit lit féerique aux replis transparents et fins, pénétrés de fraîches lumières… »

Au sujet d’Antonius Aréna

Nous avons eu l’occasion de rencontrer en 2016, Marie Joëlle Louison Lassablière. Cette éminente médiéviste a participé aux manifestations organisées à Solliès-Pont et à Solliès-Ville, sur Antonius Aréna, par l’Eco Musée de la Vallée du Gapeau.

Docteur ès-lettres, spécialiste des ouvrages de pédagogie chorégraphique et des traités moralistes relatifs à la danse du XVIe au XVIIIe siècle, chercheur à l’UMR CNRS , cette historienne ayant pratiqué la danse classique pendant trente-cinq ans, intervient à l`Université de Saint-Etienne comme conférencière sur l`histoire du ballet qu`elle enseigne également en classes préparatoires et au Conservatoire Massenet.

En 2012, Marie-Joëlle Louison Lassablière a effectué un important travail de recherches et traductions sur l’ouvrage d’Antonius Aréna Ad Suos Compagnones .1531, premier manuel de pédagogie chorégraphique.

En cette fin d’année 2020, nous avons accueilli avec plaisir son deuxième ouvrage consacré à la Meygra Entrepriza écrit en vers macaroniques sur la Guerre de Provence en 1536.

Spécialiste d’Antonius Aréna, Marie-Joëlle Louison Lassablière, mieux que personne, offre un texte traduit, annoté et commenté pour cette œuvre « trop souvent décriée par la critique et ignorée des historiens »

 

Actualité 2020…suite

Un village de crèche perturbé.

Jean Aicard a été séduit par Solliès-Ville dont facture typiquement provençale le fait ressembler à un village de crèche. Plus tard, les santonniers André Filippi et Volaire l’ont immortalisé en argile et en croquis pour le bonheur de ceux qui sont tombés sous le charme de cette cité.

Cette année, les manifestations qui d’habitude animaient le village au mois de décembre ont été annulées. Pas de foire aux santons, pas de cérémonie des Apôtres, pas de messe de minuit et de crèche vivante. Cependant l’Association Lou Soulèu a tenu à maintenir le circuit des crèches qui, en extérieur, permet de respecter les gestes barrières.

Notre poète, en son temps, a écrit ces lignes qui nous donnent à réfléchir en cette période si bouleversée :

« Si l’on vit loin les uns des autres dans l’année, Chacun du champ lointain, de la ville éloignée Arrive, à la Noël, pour revoir les parents, Les anciens, les petits qu’on retrouve plus grands ; Pour boire le muscat dont l’odeur donne envie ; Pour causer tous ensemble et de conter sa vie, Pour montrer qu’on n’est pas des ingrats oublieux Capables de laisser tout seul mourir les vieux. »

(Extrait de la Bénédiction du feu à retrouver dans la rubrique Jean Aicard et Noël)

circuit crèches 2012 023-min (1)

Au sujet d’un article rendant hommage aux personnalités varoises.

Le 1er novembre en toutes éditions de notre journal régional est paru un long article sous le titre : «  Mémoire d’outre-tombe  au cimetière central »  Dans le tour d’horizon consacré aux célébrités locales enterrées dans ce cimetière, Jean Aicard a bien entendu  sa place.

Quelques informations complémentaires et rectifications s’imposent :

-         Jean Aicard a connu Lamartine enfant lorsqu’il fut envoyé au collège de Mâcon de 1857 à 1859. Âgé de 9 à 11 ans,  il eut le poète comme correspondant et lui rendit hommage en composant « l’0de à Lamartine » e en 1883 par l’Académie française.

-         En 1909 Jean Aicard est élu à l’Académie française. Il n’est pas «  le seul varois à avoir accédé à ce titre ».

Dans notre revue paru en 2009, «  Jean Aicard académicien » nous donnons la biographie des cinq personnalités varoises qui l’ont précédé :

-Jean Baptiste Massillon né a Hyères (1663- 1742). Homme d’église, élu en 1718.

-Jean Etienne Portalis né au Beausset (1746- 12807).Homme d’état, élu en1803.

-Emmanuel Joseph Siéyès né à Fréjus (1748-1836). Homme d’église, élu en 1803. François Juste Raynouard né à Brignoles (1761- 1836). Historien élu en 1807.

-Ferdinand Brunetière né à Toulon (1849-1906). Historien et critique littéraire, élu en 1893.

Enfin Jean Aicard n’a pas été élu maire de Solliès-Ville en 1920 mais en 1919.

Autour de l’héritage de Jean Aicard.

En 1998, nous avons eu l’occasion de rencontrer une descendante de Jean Aicard qui nous a reçus en son domaine de Saint Faust dans le Béarn.

Quelle émotion de vivre un moment avec cette écrivaine, poète qui évoquait son illustre cousin dont elle gardait des souvenirs précis vécus dans son enfance.

Elle est décédée en 2001  à l’âge de 95 ans. Sa maison qu’elle n’avait plus la  possibilité d’entretenir tombait en ruines.

Elle a été rachetée et restaurée avec élégance et goût par un couple séduit par l’atmosphère de ces lieux et  de la campagne environnante.

Coïncidence, l’histoire continue: la propriétaire est aussi une poétesse de talent souvent récompensée par des prix prestigieux.
Elle vient de recevoir le 1er prix PauL Eluard  aux Jeux Floraux du Béarn avec le texte suivant :

Quelle que soit l’histoire de l’origine du Monde,

Il y a eu les ténèbres, puis la lumière, les jours et les nuits, leur ronde perpétuelle avec un jour béni

Il y a eu les lunes et les soleils pour marquer les mois, les années, les saisons et les marées

Il y a eu les animaux, grands et petits, carnivores et herbivores

les mammifères, les oiseaux, les poissons, les reptiles, les insectes…..

Il y a eu les arbres, les champignons, les fleurs, les fruits…..

Quelle que soit l’histoire racontée de l’origine du Monde,

Il y a eu la chaleur, le froid, la pluie et le vent….

les étoiles et les tonnerres, la terre, le sable, les cailloux et les rochers

Il y a eu l’eau douce et l’eau salée, les rivières et les gaves, la mer et l’océan

Puis il y a eu l’HOMME…

Celui qui, au début, a reçu du Monde toutes ces richesses et s’est laissé apprivoisé

Celui qui, au début, a remercié et a voulu magnifier ce qu’il rencontrait.

Mais, le MIEUX étant l’ennemi du BIEN

L’HOMME a commencé à vouloir être supérieur à Ce qui existait,

a voulu être plus important que le commun des hommes

Et il a nommé CELUI qui EST, créant un processus d’adoration et de peur,

Se promouvant MESSAGER du Divin…. Il a fait naître le BIEN et le MAL

Et tout le commerce inimaginable qui peut en surgir

Pendant des siècles, l’HOMME a usé d’une position usurpée pour dominer ses semblables,

Abuser et gaspiller toutes les créatures du Monde,

Piétiner et salir toutes les merveilles de la Création….                  MAIS cela ne lui a pas suffi !

Conscient de ses erreurs, et sans en prendre leçons, il s’enferme dans un tunnel de destruction.

Il oublie CELUI qui EST … et ne considère que ce qui est visible, vivant ou matière ! IL VEUT ÊTRE DIEU !

Avoir le pouvoir de disposer des mers et des océans sans se préoccuper de leur santé

Réussir à modifier le temps, (mettre midi à 14 heures) et le prendre de vitesse…

Avoir la maîtrise des constellations, marcher sur la Lune et modifier le cours des astres par satellite

Et par la recherche génétique, Avoir le pouvoir de créer de nouvelles espèces !

Avoir le pouvoir de faire vivre au-delà des âges sans se soucier de la manière et de la dignité,

Mais ne pas se donner les moyens de permettre aux vivants de manger à leur faim,

Avoir le pouvoir de juger ses semblables au gré des humeurs et de politiques diverses,

Mais ne pas œuvrer pour que tout un chacun ait un travail, seule mission confiée à l’homme pour subvenir à ses besoins : un toit pour sa famille, de quoi se vêtir et manger, éduquer ses enfants…

Avoir le pouvoir de tuer ouvertement ou insidieusement mais refuser le « laisser partir » !

ET IL VEUT SAUVER LA PLANETE !! ….. mais quel vaniteux !

Qu’il mette un peu plus de respect dans sa vie, un peu plus d’humilité dans ses paroles et ses actes, un peu plus d’amour dans son cœur pour rééquilibrer les forces sur le Monde,

Qu’il laisse au Divin le choix ultime, et aux éléments de la Terre l’accomplissement du ménage commencé

En espérant, à défaut de prier CELUI qui EST, rester l’une des espèces choisies pour peupler la Terre….

Jeux Floraux du Béarn – 2020

1er Prix Paul Eluard

Perturbations et annulations

Nous n’avons pu mener à bien tous nos projets de cette année 2020 qui aurait du être riche en manifestations

Un petit rappel de ces annulations.

11ème Festival Jean Aicard de poésie vivante : du Vendredi 29 mai au Lundi 8 juin dont le thème était : Courage… Osons la Poésie et le programme :

Exposition de travaux d’élèves, poésie dans la rue, joutes poétiques, soirée de gala avec le groupe Samara à la Garde

A Solliès-Ville : parcours poétique du vendredi 5 juin qui devait favoriser la rencontre d’écoliers du canton.

Enfin, la pièce que devaient jouer le samedi 3 octobre les comédiens du Petit Théâtre de Solliès-Ville et le groupe Farlède Provence

 

Au sujet de la pièce Forbin de Solliès ou le Testament du roi René : 7,8 août1920.dont nous devions fêter le centenaire.

Jean Aicard, séduit par le village perché de Solliès-Ville, a acheté « la petite maison blottie contre l’église » en 1917. Il est séduit par le calme et la beauté des lieux, par la simplicité et la sagesse des habitants. Ces derniers l’élisent maire en 1919. En écoutant son entourage, et en faisant quelques recherche, il découvre une page d’histoire qui l’intéresse et qu’il approfondit.  C’est ainsi qu’il écrit « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi ». Cette pièce de théâtre en vers comporte deux actes  et un épilogue. Dans cet épilogue, il explique comment il découvrit Solliès-Ville, son attachement à ce lieu et Palamède de Forbin, Seigneur de Solliès, Conseiller du Roi René, qui fut à l’origine du rattachement de la Provence à la France. Lui vint alors l’idée de faire jouer cette pièce sur les ruines du château qui se dressent sur l’esplanade de la Montjoie dominant la plaine de la Vallée du Gapeau. Il n’eut pas de mal à convaincre ses amis de la Comédie française qui avaient joué certaines de ses pièces à Paris.

Parmi ces acteurs, le plus célèbre était Eugène Silvain qui a débuté en 1878 à la Comédie Française et  a interprété jusqu’en 1922, 110 rôles : tragédies, drames, comédies. Avec son épouse Louise, il joue en Egypte, Italie, Angleterre, Algérie et en Provence (Orange, Marseille, Arles).

Silvain était ami de longue date de Jean Aicard. Il évoquait souvent le succès remporté par le Père Lebonnard. Il écrit à Jean Aicard « Ma rentrée dans Le Père Lebonnard a été triomphante pour ton chef d’œuvre : elle s’est effectuée devant une salle comble…»

Les 7 et 8 août 1920, avec son épouse et quelques autres acteurs, Silvain jouera donc « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René». Louise apprit en 48 heures les 150 vers de son rôle, Eugène mit 15 jours pour apprendre 600 vers. Le succès fut mémorable. Devant un parterre de personnalités parmi lesquelles Mlle Lebrun, nièce du Président de la République, le grand tragédien Silvain, interpréta le rôle du Roi René et Louise, son épouse joua merveilleusement le Génie de l’histoire et la France.

Le plus jeune acteur de la troupe était Pierre Fresnay dans le rôle du berger.

Les habitants du village, motivés, ont participé à ces grandes fêtes. (Installation matérielle du théâtre de verdure, figuration, costumes…)

Jean Aicard offrit aussi et fit inaugurer le 7 août deux monuments, l’un dédié au poète macaronique Antonius Aréna qu’il fit ériger sur un terrain proche du musée qu’il donna  à la commune et l’autre en l’honneur de Palmède de Forbin sur les ruines de la Montjoie.

Le succès remporté fut énorme et le petit village de Solliès-Ville fut connu dans la France entière grâce aux invités et personnalités célèbres mais aussi aux articles parus dans la presse de l’époque.

Dans la revue Comoedia  de l’écrivain, réalisateur René Clair. Voila ce qui a été  écrit :

« Une foule nombreuse a gravi les pentes ardues de Solliès-Ville pour assister à ces fêtes  magnifiques de soleil, de patriotisme, de poésie et de beauté, une foule enthousiasme et émue qui applaudit à l’inauguration des médaillons du soldat poète Antonius Aréna qui défendit vaillamment Solliès en 1536 et de Palamède le grand, œuvres de l’excellent artiste Paulin- Bertrand. Elle salua aussi pieusement les noms des douze enfants de Solliès tombés pour la patrie  durant la grande guerre et qui resteront impérissablement gravés dans le marbre. Mais le grand évènement de ces journées ce fut la représentation de la pièce de Monsieur Jean Aicard, un superbe poème de fierté qu’animent un puissant lyrisme et une belle foi patriotique. L’interprétation – toute entière appartenant à la Comédie française contribua au succès qui fut immense ».

La générosité de Jean Aicard.

Elu maire de Solliès-Ville en décembre 1919, Jean Aicard n’a véritablement pris ses fonctions qu’au début de l’année 1920.

Il répondit tout d’abord aux demandes de l’institutrice Madame Roux qui le suppliait de faire quelques travaux pour améliorer le confort de ses élèves dans sa petite école située dans le bâtiment St Roch. Puis il décida de remercier les habitants de ce modeste village dont le budget n’était pas florissant par des actes qu’ont du bien envier les communes voisines.

Tout d’abord, Il ouvrira une souscription publique afin de faire réaliser le monument aux morts. Il y fera graver les noms des douze solliès-villains morts au combat. Puis à ses frais, il fit bâtir deux monuments en hommage l’un à Antonius Aréna, poète macaronique (fin 15ème, début 16ème) et l’autre à Palamède de Forbin. Ces trois monuments seront inaugurés le 7 août 1920 à l’occasion des grandes fêtes données pour sa pièce. A l’issue de la représentation, il offrira à chaque famille l’ayant aidé pendant ces deux jours un exemplaire de son ouvrage dédicacé.

 

Rencontre aicardienne : ANNULEE ET REPORTEE EN JANVIER 2021

L’équipe de Solliès -Ville a proposé au cours du Forum des associations une rencontre aicardienne qui aura lieu ce samedi 17 octobre de 9h à 12h dans la salle d’exposition du Moulin d’Oli.

Les inscriptions ont été prises sur place et closes en fin de matinée car les consignes sanitaires nous obligent à n’accepter que 10 personnes  en plus des organisateurs. Une dictée sera proposée aux candidats qui choisiront de lire ou réciter un texte d’un auteur à leur convenance. Nous rendrons compte de ce moment intime et poétique.

Prenez le temps de relire un beau poème…

Paroles de sagesse

lorsque nous pleurnichons, l’univers n’en sait rien.

Il sied de supporter gaiment l’inévitable;

cette sagesse-là, seule, est la véritable…

c’est mon maître à danser, mon cher, qui me l’apprit;

c’est ce qu’il appelait danser avec esprit.

Le Manteau dur Roir (1907)

 

Vere novo. (Ecrit en 1865 Jean Aicard a 17 ans)

 

Je ne sais pas pourquoi je me crois au printemps;

J’ai l’esprit travaillé d’un mystérieux rêve:

Je me vois au milieu des arbres, et j’entends

Dans les bourgeons courir le frisson de la sève.

 

J’ai le cœur et les yeux tout gonflés par les pleurs.

Au fond de moi je sens un frémissement d’aile!…

Comme il doit faire bon marcher parmi les fleurs!

Sur chaque tige humide éclot une étincelle.

 

L’oiseau chante l’amour… Connaissez-vous les nids

Et les insectes verts dans un creux de vieux saule?

Ô charmant souvenir! Quand nous étions petits,

Nous nous grimpions, pour voir, l’un l’autre sur l’épaule.

 

J’ai d’étranges désirs… ainsi qu’en ont les fous!

A présent, je voudrais m’élancer dans l’espace!

Et je songe à la fois que ce doit être doux

De suivre par les blés une fille qui passe.

 

Un jour, ils étaient deux qui s’en allaient ainsi:

Je les vis, ces heureux, causer sous l’aubépine;

Deux oiseaux, étonnés, près d’eux chantaient aussi…

Peut-être ils sont encor dans la même ravine!

 

Large effluve d’amour, une immense chanson

Palpite dans les airs au temps des feuilles vertes;

Un souffle d’inconnu ranime le buisson

Et la blanche façade aux fenêtres ouvertes.

 

Non loin des amoureux, dans les gazons épais,

Comme la ruche à miel bourdonne une famille.

Les garçons querelleurs font la guerre et la paix;

La mère gravement parle à sa brune fille.

 

Le père, encor plus grave et les yeux vers l’azur,

Conte à son fils aîné les destins de l’histoire,

Et qu’il faut ici-bas, d’un cœur tranquille et sûr,

Combattre pour le droit, et jamais pour la gloire!…

 

Mais, vain rêveur, poète, où t’en vas-tu si loin?

Tu te livres entier au rêve qui t’emporte,

Pour revenir plus seul et plus triste en ton coin

Où les vents font trembler ta lampe à demi morte!

 

Toulon, décembre 1865. (Les Jeunes Croyances 1867)

Le Courage.

 

Le courage n’est pas seulement au soldat ;
Il n’est pas seulement à l’homme qui se bat.
Pour défendre un pays qui pense et qui travaille,
La vie est elle-même un vrai champ de bataille,
Où chaque travailleur a son courage à lui.
Fuir le travail qu’on doit, c’est encore avoir fui !
Tout le monde partout travaille dans le monde ;
Le pêcheur ne craint pas le vent qui souffle et gronde,
Il lutte avec la mer pour prendre le poisson.
Parfois le soleil tue au temps de la moisson ;
Le carrier meurt rongé de poussières malsaines ;
Le bûcheron parfois tombe du haut des chênes ;
Le maçon, le couvreur, du faîte des maisons ;
Le pauvre balayeur respire des poisons.
Mais il fait son devoir quand même en temps de peste
Le petit mousse grimpe au haut des mâts, plus leste
Qu’un singe, et quelquefois, les deux bras grands ouverts,
Tombe, en criant : « Ma mère ! » au fond des grandes mers.

Et moi, moi qui n’ai pas beaucoup de peine à vivre,
N’ayant qu’à fatiguer mes bons yeux sur mon livre,
Pour apprendre à chérir ceux qui travaillent tant.
Je dirais toujours : « Non ! » je serais mécontent !
La vie est un combat. Je veux remplir ma tâche.
Celui qui fuit le champ du travail est un lâche.

 

Jean Aicard Le Livre des Petits (1886)

 

 

La Devise nationale

Jean Aicard, défenseur de la République, explique aux enfants les trois symboles de notre devise nationale :

Un écolier

Trois petits mots sont écrits

Sur la façade des écoles ;

Maître, expliquez ces trois paroles.

Le maître

Ces trois mots tout petit sont de très grand symboles ;

On vivrait plus heureux s’ils étaient mieux compris,

Ces trois petits mots écrits

Sur la façade des écoles :

 

Liberté

Quand tu restreins mon droit pour étendre le tien.

« Je suis libre ! » dis-tu. Halte-là, citoyen !

Il faut, pour maintenir l’honneur du pays libre,

Que nos deux droits égaux se fassent équilibre.

La liberté, c’est comme une terre au soleil :

Chacun en a sa part, un morceau tout pareil ;

J’ai le mien, qu’à mon gré je bêche et j’ensemence ;

Ta liberté finit où la mienne commence.

Egalité

« Nous sommes tous égaux ! » -Jean Pierre, pas si vite !

Nos droits sont égaux, oui ; mais il faut bien savoir

Qu’on achète son droit en faisant son devoir.

Quant aux hommes, tous inégaux en mérite :

Celui-ci comprend tout ; l’autre ne comprend rien ;

Cet autre fait tout mal ; son ami fait tout bien…

Un écolier d’esprit vaut mieux qu’un imbécile ;

Un fainéant n’est pas l’égal d’homme utile.

Fraternité

Voilà le plus doux mot qu’aient inventé les hommes :

Fraternité. –Tâchons, en frères que nous sommes,

De nous chérir ; sachons nous pardonner nos tords.

Aimons le faible, ami, si nous nous sentons forts,

Et le pauvre, quand nous nous avons de la fortune.

Les hommes, tous pareils devant la mort commune,

Aigrissent leurs malheurs par des haines entre eux

Aimons, même en souffrant, nos frères plus heureux.

 

Chanson des cigales.

 Cigales, mes sœurs,
Qu’importe à nos cœurs
La richesse des granges pleines ?
Pourvu que nos voix
Sonnent par les bois
Quand midi flambe sur les plaines ?

Laissons la fourmi
Se glisser parmi
L’amas gisant des blondes gerbes,
Et les noirs grillons,
Hôtes des sillons,
Sautiller dans l’ombre des herbes.

Heureuses de peu,
Pourvu qu’un ciel bleu
Resplendisse à travers les branches,
Nous, nous comptons sur
La manne d’azur
Dont se nourrissent les pervenches.

Par les froids hivers
Nous n’allons pas vers
Ceux qui n’ont pas la voix ou l’aile ;
Dès qu’a fui l’été,
Nous avons été…
Mais notre gloire est immortelle.

Poèmes de Provence 1874

J’avais mis mon cœur…

J’avais mis mon cœur au cœur d’une rose…

Un charme fatal est dans la beauté ;

Je pleure en chantant : l’amour est en cause.

J’avais mis mon cœur au cœur d’une rose :

Vint un oiseau mouche : il l’a becqueté.

 

J’avais mis mon cœur dans une pervenche…

L’amour a bien ri, le sorcier moqueur !

Noir est le sorcier ; la magie est blanche…

J’avais mis mon cœur dans une pervenche :

Les pleurs d’une nuit ont noyé mon cœur.

 

J’avais mis mon cœur dans un bluet pâle…

L’amour est un rude et malin garçon.

Un dur moissonneur bronzé par le hâle…

J’avais mis mon cœur dans un bluet pâle…

Mon cœur fut fauché comme la moisson.

 

J’avais mis mon cœur dans la fleur des vignes…

L’amour vendangeur, qui chante en dansant,

Le vigneron ivre aux gaîtés malignes,

J’avais mis mon cœur dans la fleur des vignes,

A foulé mon cœur, piétiné mon sang !

 

Je mettrai mon cœur dans ta main si bonne…

Il est blessé, faible et  prompt à souffrir…

Le garderas-tu ? Moi, je te le donne !

Tiens, j’ai mis mon cœur dans ta main si bonne :

Garde le, mignonne : il vient d’y mourir.

 

Le livre d’heures de l’Amour

Jean Aicard

Actualité 2020

Exposition Jean Aicard dans les manuels scolaires 

L’Association des Amis de Jean Aicard présentent une exposition dans l’Oustaou de Maurin des Maures sur les manuels scolaires de la 3 ème République renfermant des poèmes et textes de Jean Aicard.

Journées du patrimoine :

Samedi 19 septembre- 10:00 – 12:00 / 14:30 – 17:00
Dimanche 20 septembre - 10:00 – 12:00

ANNULATION SUITE AUX CONSIGNES SANITAIRES RENFORCEES

2ème Forum des Associations à Solliès-Ville

Le stand de notre association nous a permis de faire connaître Jean Aicard aux quelques visiteurs qui ont parcouru ce 2ème  Forum.

Nous avons accueilli Jean Pascal Faucher, responsable du Musée des Lauriers Roses de La Garde et  les élus qui se sont intéressés à nos activités.

Et surtout, nous avons pu rencontrer les membres actifs des autres associations de Solliès-Ville avec lesquels nous avons établi des contacts et échanges fructueux aboutissant à quelques projets que nous pourrions réaliser conjointement.

Les actifs bénévoles de Solliès-Ville .

Les Elus visitent notre stand

Vue du stand

Vue du stand

 

LE MONUMENT DE PALAMEDE DE FORBIN A RETROUVE SA SCULPTURE

Enlevée pendant la dernière guerre, une nouvelle sculpture représentant Palamède de Forbin a été inaugurée ce 21 août

Cette cérémonie s’est déroulée, sur invitation,  en présence de descendants de familles du village ayant connu ou  aidé Jean Aicard  pour l’organisation des fêtes de 1920, ainsi que des  membres du conseil municipal des jeunes, de monsieur le maire Nicolas Gerardin accompagné de nombreux élus.

Etaient présents aussi notre président Roger Muréna entouré de quelques membres de l’association des Amis de Jean Aicard.

Cette œuvre due à l’artiste Kévin Clark, effectué dans l’esprit de la plaque d’origine, a été fort appréciée.

Deux messages transmis par les plus jeunes descendants d’adjoints de Jean Aicard ( absents ce 21 août) ont été lus par le Jean Paul Broussais, vice président de notre Association.

Messages de Benjamin Ramel et Clément Fillon : 

Mesdames, messieurs,

Le buste de Palamède retrouve son emplacement au château des Forbin.

Ce lieu historique du village, qui a vu grandir tant de générations au son des rimes du poète Aicard.

Un siècle que Louis Ramel a cédé son écharpe de Maire à Jean Aicard. Dès lors le pète écrivit une des plus belles pages de l’histoire de Solliès-Ville, avec une manifestation où mes aïeux ont pris part à l’organisation. J’aurais voulu être présent pour l’inauguration, tout comme mon arrière grand-oncle et mes arrières grands parents l’ont fait en leur temps. Malheureusement ce n’est pas le cas et j’ai une pensée pour cet événement ce soir.

Amicalement.

Benjamin Ramel

 

Mesdames et Messieurs

Il y a cent ans, mon aïeul Emile Fillon a eu l’honneur d’annoncer l’élection de Jean Aicard au fauteuil de Maire dont il sera le premier adjoint.

Monsieur Jean Aicard a laissé dans ma famille le souvenir d’un homme juste, sage et bon, toujours disponible pour aider ou soutenir les habitants de notre village dont la vie à l’époque n’était pas toujours facile.

Les fêtes autour de Palamède de Forbin ont été un moment exceptionnel qui a laissé un souvenir ineffaçable à mon arrière grand-mère Joséphine qui l’a souvent raconté.

Je regrette de ne pouvoir assister à l’hommage de ce jour.

Bien à vous

Clément Fillon

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PALAMEDE DE FORBIN A L’HONNEUR

Une plaque de bronze représentant Palamède de Forbin , œuvre du sculpteur Paulin Bertrand, ami de Jean Aicard, a été inaugurée le 7 août 1920, sur un monument situé sur les ruines du château des Forbin. Les membres de la Comédie française ont joué la pièce de Jean Aicard , alors maire de Solliès-Ville «Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René ». Cette pièce évoque le rattachement de la Provence à la France en 1481 à l’initiative de Palamède de Forbin, Seigneur de Solliès, Conseiller du Roi René.

Une loi du 11 octobre 1941 sur l’enlèvement des statues et plaques métalliques en vue de la récupération des métaux non ferreux a été promulguée sous le gouvernement de Vichy. Aussi, la plaque de bronze a été envoyée dans les fonderies allemandes.

Les Amis de Jean Aicard ont sollicité la municipalité afin que cette plaque retrouve sa place initiale.

Cette nouvelle plaque a été réalisée en matière inaltérable façon bronze par Kevin Clark demeurant aux Aiguiers. Cet artiste décorateur, diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Dundee en Ecosse, est connu pour ses œuvres créées pour les médiathèques de Solliès-Ville et La Farlède et ses décors et accessoires pour l’Opéra de Toulon.

Elle sera inaugurée le Vendredi 21 août à 17h sur l’Esplanade de la Montjoie.

Il y a 100 ans Forbin de Solliès ou le Testament du roi René : 7 et 8 août 1920 joué par la Comédie française à Solliès-Ville.

Jean Aicard, séduit par le village perché de Solliès-Ville, achète « la petite maison blottie contre l’église » en 1916. Il est séduit par le calme et la beauté des lieux, par la simplicité et la sagesse des habitants. Ces derniers l’élisent maire en 1919.

En écoutant son entourage, et en faisant quelques recherches, il découvre une page d’histoire qui l’intéresse et qu’il approfondit. C’est ainsi qu’il écrit « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René». Cette pièce de théâtre en vers comporte deux actes et un épilogue.

Dans cet épilogue, il explique comment il découvrit Solliès-Ville, son attachement à ce lieu et Palamède de Forbin, Seigneur de Solliès, Conseiller du Roi René, qui fut à l’origine du rattachement de la Provence à la France.

Lui vint alors l’idée de faire jouer cette pièce sur les ruines du château qui se dressent sur l’esplanade de la Montjoie dominant la plaine de la Vallée du Gapeau. Il n’eut pas de mal à convaincre ses amis de la Comédie française qui avaient joué certaines de ses pièces à Paris.

Parmi ces acteurs, le plus célèbre était Eugène Silvain, qui a débuté en 1878 à la Comédie Française et a interprété jusqu’en 1922, 110 rôles : tragédies, drames, comédies. Avec son épouse Louise, il joue en Egypte, Italie, Angleterre, Algérie et en Provence (Orange, Marseille, Arles).

Silvain était ami de longue date de Jean Aicard. Il évoque souvent le succès remporté par le Père Lebonnard. Il écrit à Jean Aicard «Ma rentrée dans Le Père Lebonnard a été triomphante pour ton chef d’œuvre : elle s’est effectuée devant une salle comble…»

Les 7 et 8 août 1920, avec son épouse et quelques autres acteurs, Silvain jouera donc « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René». Louise apprit en 48 heures les 150 vers de son rôle, Eugène mit 15 jours pour en apprendre 600 Le succès fut mémorable. Devant un parterre de personnalités parmi lesquelles Mademoiselle Lebrun, nièce du Président de la République, le grand tragédien Silvain, interpréta le rôle du Roi René et Louise, son épouse joua merveilleusement le Génie de l’histoire et la France.

Le plus jeune acteur de la troupe était Pierre Fresnay dans le rôle du berger.

Les habitants du village, motivés, ont participé activement à ces grandes fêtes. (Installation matérielle du théâtre de verdure, velum pour protéger le public du soleil…) Les adolescents auxquels se joignirent certains jeunes du canton, costumés par leurs parents, se virent attribuer des rôles de figurants et entonnèrent des chants provençaux.

Jean Aicard offrit aussi et fit inaugurer le 7 août trois monuments, l’un dédié au poète macaronique Antonius Aréna qu’il fit ériger sur un terrain proche du musée qu’il donna à la commune, l’autre en l’honneur de Palamède de Forbin sur les ruines de la Montjoie et le troisième, le Monument aux morts, en hommage aux héros de la Grande Guerre.

Le succès remporté fut grandiose et le petit village de Solliès-Ville fut connu dans la France entière grâce aux invités et personnalités célèbres mais aussi aux articles parus dans la presse de l’époque.

Dans la revue Comoedia de l’écrivain, réalisateur René Clair, voilà ce qui a été écrit :

« Une foule nombreuse a gravi les pentes ardues de Solliès-Ville pour assister à ces fêtes magnifiques de soleil, de patriotisme, de poésie et de beauté, une foule enthousiasme et émue a applaudi à l’inauguration des médaillons du soldat poète Antonius Aréna qui défendit vaillamment Solliès en 1536 et de Palamède le grand,

œuvres de l’excellent artiste Paulin-Bertrand. Elle salua aussi pieusement les noms des douze enfants de Solliès tombés pour la patrie durant la grande guerre et qui resteront impérissablement gravés dans le marbre.

Mais le grand évènement de ces journées fut surtout la représentation de la pièce de Monsieur Jean Aicard, un superbe poème de fierté qu’animent un puissant lyrisme et une belle foi patriotique…L’interprétation – toute entière appartenant à la Comédie française – contribua au succès qui fut immense ».

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Heureuse nouvelle

Les Amis de Jean Aicard  ont appris avec joie la naissance d’Elsa au foyer de Vinciane, leur secrétaire adjointe et responsable des Musées de Solliès-Ville dont l’Oustaou de Maurin des Maures.

Ce bébé a fait la joie de François son papa, de sa grande soeur Alice et du petit Maxence.

Une bonne nouvelle qui a égayé la grisaille du confinement.

Nous souhaitons longue vie à Elsa et plein de bonheur à cette charmante famille.

De grands bouleversements pendant une période difficile.

Voila une année 2020 qui s’annonçait active et réjouissante comme en témoignaient les nombreux projets élaborés par les membres des Amis de Jean Aicard.

 

Malheureusement, l’épidémie dévastatrice et le confinement, nous ont obligés à annuler les manifestations prévues telles que :

 

Le 11ème Festival Jean Aicard de poésie vivante : du Vendredi 29 mai au Lundi 8 juin  dont le thème était Courage… Osons la Poésie  et toutes les animations programmées :

 

Exposition de travaux d’élèves, poésie dans la rue, joutes poétiques, soirée de gala avec le groupe Samara à la Garde

A Solliès-Ville : annulation aussi du parcours poétique du vendredi 5 juin qui devait réunir les  des écoliers du canton, guidés par ceux de l’école Jean Aicard.

Enfin, le samedi 3 octobre, nous avons reporté à une date ultérieure,  le spectacle qui devait être donné à l’occasion du centenaire de  la pièce Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René, jouée par la Comédie française en 1920.  Les comédiens du Petit  Théâtre de Solliès Ville et le groupe Farlède Provence  qui devaient animer ce spectacle se retrouveront lors d’une période plus propice, en même temps que l’exposition qui doit accompagner cette manifestation.

 

 

Petite pensée !!

« Supposons nous en pleine décadence, la liberté est étouffée…
Eh bien ,le Poésie n’est pas morte encore! »
Jean Aicard (26.01.1870)

Jean Aicard et le Docteur Marmottans à l’honneur à Toulon :

Dans l’espace culturel  créé sur les lieux de l’ancien hôpital Chalucet à Toulon,  la chapelle a été réhabilitée en salle d’expositions. Du 17 janvier au 31 mai, les écrivains et peintres toulonnais sont mis à l’honneur. Jean Aicard figure en bonne place grâce aux prêts du musée de La Garde en compagnie de Clément Massier et Paulin Bertrand. A voir absolument.

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En parcourant les jardins et ruelles, on peut découvrir sur une placette, une plaque honorant Tony Marmottans qui fut le premier Président de notre association et un ardent défenseur de l’écrivain.

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A noter que la statue représentant Jean Aicard aurait bien besoin d’être restaurée et blanchie comme l’ont été celles de Puget et François Fabié.

 

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Jean Aicard à Ollioules :

Ce vendredi 28 février, la Maison du Patrimoine, créée à Ollioules à l’initiative de T.P.M. abrite une diversité exceptionnelle de présentations du patrimoine de la région toulonnaise.

Jean Aicard y figure en bonne place. Grâce aux techniques muséales modernes, on peut le voir accueillir les visiteurs sous une apparence vivante (sourire, clignements des yeux, hochement de tête..). Une rencontre particulièrement émouvante. Ce lieu de mémoire sera ouvert au public au printemps. Voir les avis dans la presse.

 

Assemblée Générale 9 février à La Garde :

C’est à l’Auberge Provençale que s’est tenue l’Assemblée Générale de notre Association.

Les bilans d’activités et financier ont été élus à l’unanimité. Les personnes présentes ont apprécié le travail fait pour entretenir la mémoire du poète.

Les projets évoqués : 11ème Festival Jean Aicard de poésie vivante , centenaire de la Pièce Forbin de Solliès jouée par la Comédie française à Solliès-Ville ,font que l’année 2020 sera proposera un riche hommage à l’écrivain.

 

18 janvier 2020 : Soirée à la bougie aux Lauriers roses :

Jean-Pascal Faucher, responsable du Musée de La Garde a reçu un nombreux public à  l’occasion de la Nuit de la Lecture. Les personnes présentes  ont assisté aux divers spectacles et participé aux lectures proposées selon le programme suivant :

19h

« Love Letters », par la Compagnie de l’Etreinte
Lecture de la correspondance amoureuse de deux personnages, de leur jeunesse à la fin de leur vie. Spectacle drôle et émouvant, par deux comédiens toulonnais.

20h30

Jean Aicard « Sonores »
Des poèmes, moins connus que les classiques du poète, mis en ambiance musicale. Une écoute « au coin du feu », comme au temps des conteurs, près de la cheminée…

21h

Visite « à la bougie »
Visite de la Maison de Jean Aicard, avec plusieurs lecteurs (comédiens, personnes du public) et plusieurs invités célèbres : Hugo, Sully Prudhomme, Mistral, Coppée, Loti…

22h30

« Un dernier vers, un dernier verre et au lit »
Petite collation avant de se quitter… non sans quelques surprises littéraires et musicales..!!!!!

 

Assemblée Générale : dimanche 9 février 2020 à l’Auberge provençale de La Garde 

Nuit de la lecture au Musée Jean Aicard-Paulin Bertrand Les Lauriers roses à La Garde :

Samedi 18 janvier 2020

Cette année la Nuit de la Lecture vous donne rendez-vous chez Jean Aicard, pour une soirée et un début de nuit avec différentes animations.


Actualité 2019

 

Nuit de la lecture au Musée Jean Aicard-Paulin Bertrand Les Lauriers roses à La Garde :

Cette année la Nuit de la Lecture vous donne rendez-vous chez Jean Aicard, pour une soirée et un début de nuit avec différentes animations :

  19h

« Love Letters », par la Compagnie de l’Etreinte

Lecture de la correspondance amoureuse de deux personnages, de leur jeunesse à la fin de leur vie. Spectacle drôle et émouvant, par deux comédiens toulonnais.

20h30

 Jean Aicard « Sonores »

Des poèmes, moins connus que les classiques du poète, mis en ambiance musicale. Une écoute « au coin du feu », comme au temps des conteurs, près de la cheminée…

21h

Visite « à la bougie »

Visite de la Maison de Jean Aicard, avec plusieurs lecteurs (comédiens, personnes du public) et plusieurs invités célèbres : Hugo, Sully Prudhomme, Mistral, Coppée, Loti…

22h30

« Un dernier vers, un dernier verre et au lit »

Petite collation avant de se quitter… non sans quelques surprises littéraires et musicales..!!!!!

Info :

Le Musée Jean Aicard-Paulin Bertrand de la Garde sera fermé du 18 Novembre 2019 au 07 Janvier 2020 pour travaux.

La réouverture se fera le Mardi 7 janvier aux horaires habituels.

Soirée magique à l’Oustaou de Maurin des Maures

L’Oustaou revêtu de lumières intimes et chaleureuses a accueilli un public ravi de parcourir cette maison qui, le soir tombé, prend un aspect particulier. L’écrivain, poète et académicien semblait suivre les amis de Jean Aicard qui ont lu et ont faire lire par enfants et adultes de beaux textes en fonction des lieux visités ou des anecdotes qui y sont attachées. Un moment particulièrement apprécié par M.Castel, maire, Mme Grazini adjointe à la Culture et M. Jean Pascal Faucher responsable du Musée des Lauriers roses de La Garde, présents pour soutenir cette agréable initiative.

Centenaire de l’élection de Jean Aicard à la mairie de Solliès-Ville:

C’est à la mairie que les jeunes scolaires élus au Conseil municipal des jeunes ont reçu leurs écharpes des mains du Premier magistrat Roger Castel et de Madame Grazzini, adjointe à la culture, en présence de leurs parents, de Madame Gaudinière,  directrice de l’Ecole Jean Aicard,de certains élus. A cette occasion, les membres de l’Association des amis de Jean Aicard ont organisé le Centenaire de l’élèction de l’académicien en tant que maire du village. Ils ont retracé l’historique de cette élection.

Le calendrier électoral normal, interrompu par la Première Guerre mondiale, prévoyait des élections municipales en 1916 pour renouveler les conseils municipaux élus lors des élections municipales de 1912.

Un nouveau calendrier est défini après l’armistice en 1918 par le gouvernement de Georges Clemenceau.

Les élections municipales se sont déroulées en France les 30 novembre et 7 décembre 1919.

Les habitants de Solliès-Ville sont fiers d’accueillir un écrivain de plus académicien. Ils le sollicitent pour faire partie de la nouvelle liste électorale.

Après quelques hésitations, il accepte et sera élu  sur la liste unique de « concentration républicaine et d’intérêt local »

131 électeurs se présenteront aux urnes. Jean Aicard recevra son écharpe en cadeau. Elle coûtait 100 francs.

Ses amis firent une souscription publique dont le maximum des versements fût fixé à 20 sous. La souscription ouverte le matin fut close le soir même. En quelques heures, on recueillit la somme de 343 francs !

Lors de son mandat, il saura améliorer les conditions de vie des écoliers dans le bâtiment scolaire.

Il fera classer aux Monuments Historiques les ruines du Château des Forbin. Il fera ériger le monument aux morts, les stèles d’Antonius Arena et de Palamède de Forbin sur ses propres deniers.

En 1920, il fera jouer sa pièce « ‘Forbin de Solliès ou le testament du Roi René » par la Comédie française venue de Paris.

Derrière les petits élus, M. Castel, Mme Grazini et Clément Fillon dont l'ancêtre Emile Fillon fut adjoint de Jean Aicard.

Derrière les petits élus, M. Castel, Mme Grazini et Clément Fillon dont l’ancêtre Emile Fillon fut adjoint de Jean Aicard.

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 7 septembre 2019

Forum des associations

A Solliès-Ville :

Le 1er forum organisé par l’association Lou Souleu  fêtes et traditions de Solliès-Ville a réuni sur la place Jean Aicard 13 associations ce samedi 7 septembre. 2019.

Notre stand a attiré de nombreuses personnes qui, méconnaissant l’écrivain, se sont intéressées à sa vie et à son œuvre grâce aux présentations d’ouvrages, de panneaux et à la distribution de publicités relatives à nos manifestations.

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Solliès-Ville

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Solliès-Ville

 

A La Garde: il en a été de même le dimanche 8 septembre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Forum des associations, le samedi 7 septembre 2019 à Solliès-Ville

Place Jean Aicard : 9h-14h00. Organisé par l’association Souleu Fêtes et Traditions.

Les Amis de Jean Aicard présenteront la vie et l’œuvre de l’écrivain et les manifestations qui se dérouleront fin 2019 et 2020.

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Dimanche 22 septembre : Journée du Patrimoine.

L’Oustaou de Maurin des Maures sera ouvert de 15h à 17h.

Visite guidée par les Amis de Jean Aicard.

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Vendredi 27 septembre à 17h à la mairie et 17h30 au Musée Jean Aicard de Solliès-Ville : Centenaire de l’élection de Jean Aicard, Maire de Solliès-Ville en 1919.

En hommage à cette élection les Amis de Jean Aicard et la municipalité organisent une manifestation à l’occasion de la remise des écharpes aux scolaires élus au conseil municipal des enfants.

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Samedi 28 septembre  : Veillée contes à la bougie

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100ème anniversaire de l’ouvrage  Gaspard de Besse écrit pour les poilus par Jean Aicard

C’est dans la préface du 1er tome de son ouvrage que Jean Aicard, qui emprunte le pseudonyme de Jean d’Auriol, explique comment est née l’idée de raconter l’histoire du brigand au bon cœur, populaire et vénéré.

« En 1919, des soldats en convalescence près de Bormes s’ennuient beaucoup malgré « la dame de pique et le jeu de dame ». Ils reçoivent régulièrement l’écrivain Jean d’Auriol qui essaye de les égayer par ses histoires. Cette année là, il pleut beaucoup. Jean d’Auriol déclare «  Dans le Midi, un printemps sans soleil est une bouille-abaisse sans rascasse ». Il avait beau décrire les déluges de pluie et les tempête redoutables du mistral rien ne déridait ces malheureux qui « avaient encore, vivantes sous leurs crânes d‘affreuses visions de guerre .. .Le cafard tourmentait nos gens».

Un jour, un visiteur belge raconta les atrocités subies par son pays. Jean d’Auriol s’écria : « Ces gens là ont déshonoré la guerre. Un voleur, un bandit comme Cartouche ou un Mandrin semble un saint comparé au soldat moderne allemand…Notre Gaspard de Besse m’apparaît comme le digne frère  du chevalier  Bayard. Et cependant il fut traité comme un vulgaire voleur et reçu la mort des mains du bourreau ». Pour le coup, l’auditoire se réveilla : «  Contez-nous cette histoire si vous la savez »

C’est ainsi que chaque jour Jean d’Auriol conta aux poilus qu’il voulut distraire  l’histoire «  d’un homme qui mal faisait mais pour arriver à faire du bien » Il le décrit  voleur à ses risques et périls mais  « épris de probité et de vraie justice …  Il abomine tous les coquins grands ou petits, qui profitent de la misère publique et ainsi l’entretiennent en l’aggravant. Gaspard mourut pour avoir servi la cause des pauvres gens. »

Les Amis de Jean Aicard ont souhaité fêter ce 100ème anniversaire en proposant le film Gaspard de Besse d’André Hugon, tourné en 1939. Le 1er juin, la salle du Moulin d’Oli a accueilli un public nombreux et heureux d’avoir pu revivre cette histoire populaire interprétée par Berval et l’inoubliable Raimu.

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Le 10ème Festival  Jean Aicard de poésie vivante  2019 :

Cette année 22 écoles de 7 circonscriptions varoises ont participé à ce 10ème festival organisé à l’initiative de M. Cardon, IEN à la Garde soutenu par une équipe dévouée et des partenaires apportant une aide efficace.

1812 élèves   et 72 enseignants  ont tour à tour été impliqués dans une vaste exposition salle Gérard Philipe à la Garde, suivi de la poésie dans la rue, des joutes et des ateliers et enfin d’un superbe spectacle de musique et de danse élaboré grâce à l’ensemble Samara. Composé de musiciens de talent, ce dernier a initié  6 classes à la fabrication de flûtes de pan et a donné, avec ces jeunes enfants, un concert  de grande qualité agrémenté de danses relatives au thème proposé par le Printemps des poètes : la beauté.

 Le festival en images :

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Inauguration du festival

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Exposition et travaux d’enfants

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Poésie dans la rue

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Les ateliers

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Les joutes et le concours de slam

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KODAK Digital Still CameraConcert et danses

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PROGRAMME FESTIVAL JEAN AICARD de POESIE VIVANTE 2019

Déroulé général du festival

Dans le cadre du Festival Jean Aicard de Poésie Vivante qui se déroulera cette année du20 au 24 mai nous vous proposons en « avant- première » une visite du Musée Jean Aicard -705 avenue du 8 mai 1945 Le Pouverel 83130 La Garde-durant LA NUIT DES MUSEES, le samedi 18 mai.

10 classes de la circonscription, dont 2 maternelles et une 6ème exposent des travaux concernant Jean Aicard et sa maison .

 Le musée sera ouvert de 12h à minuit.

Une possibilité de pique-niquer dans le parc vous est offerte.

 Du 20  au 24 mai : exposition travaux d’élèves Salle Gérard Philipe

Lundi 20 Mai 9h 11h Poésie dans la rue à La Garde

Jeudi 23  8h45, 12h30 : Salles Gérard Philipe et Mussou : Ateliers , joutes poétiques

14h 15h30 : joutes plénières Salle Mussou

Vendredi 24 mai de 18h à 20h Concert de Samara et des scolaires ayant participé aux ateliers musicaux de Samara et ses flûtes de pan .

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Les Amis de Jean Aicard ont perdu un ami.

Le 13 avril 2019, nous avons appris avec beaucoup de peine le décès à Angers, de notre ami le Docteur Jean Calvet.

Très attaché à Jean Aicard, il en avait entendu parler très jeune par son grand oncle le chanoine Jean Calvet. Cette personnalité qui avait fréquenté et conseillé l’écrivain a écrit d’intéressants ouvrages sur sa biographie, sa prose et sa poésie.

Appréciant l’intérêt que nous portions à Jean Aicard, Le Docteur Jean Calvet nous a remis une importante correspondance reçue par l’auteur dont Monseigneur Calvet avait hérité. Conservée dans les conditions d’archivage de documents précieux, elle a enrichi les collections de l’Oustaou de Maurin des Maures.

Les Amis de Jean Aicard ont été heureux de rencontrer Jean Calvet au cours des manifestations organisées autour de l’écrivain. Ils s’associent à la peine de sa famille.

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Concours d’affiches réalisées par les scolaires pour le 10ème anniversaire du festival Jean Aicard de poésie vivante : 

http://www.ddl83.fr/Festival-J.Aicard-de-poesie-vivante/concours-d-affiches-du-festival-jean-aicard-2019.html

10éme Festival Jean Aicard de poésie vivante 2009-2019

Le dixième festival Jean Aicard  de poésie vivante se déroulera du 20 au 25 mai 2019.

Le programme sera diffusé ultérieurement.

En attendant le concours d’affiche réservé aux scolaires sur le thème : « la beauté en poésie » fera l’objet d’une exposition du 18 au 22 mars à l’espace Gérard Philip de La Garde (devant la galerie G).

La remise des prix aura lieu le 22 mars à 17h30. les affiches
lauréates se verront remettre un diplôme et une récompense; celle qui
recevra le premier prix sera imprimée et diffusée largement.

Cette année 59 classes, la maison d’accueil spécialisée d’Hyères et les centres de loisirs de La Garde participent à cette manifestation.

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Donation André Lovisolo

André Lovisolo, qui a assuré pendant de nombreuses années le secrétariat de notre Association, possédait une remarquable collection de souvenirs, ouvrages et documents concernant Jean Aicard.

Il a toujours souhaité nous offrir une partie de cette collection sachant l’intérêt que nous portons à l’écrivain et connaissant la façon dont œuvrons au maintien de sa mémoire.

Après son décès en 2014 sa famille nous a contactés pour récupérer le don qu’il désirait nous octroyer.

Roger Muréna, président de l’Association et Monique Broussais, présidente honoraire ont réceptionné plusieurs albums qu’ils ont tout d’abord inventoriés et classés par thème.

Un long travail de patience sur de longues semaines.

En conseil d’administration du 24 février 2018, les membres ont décidé à l’unanimité de remettre l’ensemble à la commune de Solliès-Ville qui avait déjà reçu du vivant d’André un premier don concernant Solliès Ville dont Jean Aicard fut maire. Ils sont visibles à l’Oustaou de Maurin des Maures.

Vinciane, notre secrétaire actuelle, responsable des musées de Solliès-Ville, a effectué un gros travail d’archivage officiel des 1480 pièces (1104 documents originaux et 376 copies)

Le mercredi 30 janvier 2019, Monique Broussais, représentant l’Association en l’absence de Roger Muréna excusé, et Roger Castel, maire de Solliès-Ville ont signé les papiers officialisant la remise de ce don à la commune de Solliès-Ville.

donation lovisolo

Actualité 2018

Exposition : « La mode au temps de Jean Aicard et Jules Ferry » du 2 au 13 octobre 2018 à Solliès-Ville en collaboration avec l’association des Amis de Jean Aicard et le Musée de l’Ecole publique.

L’exposition consacrée à la mode sous Jean Aicard et Jules Ferry a été très appréciée par les très nombreux visiteurs et les élèves de l’école de Solliès-Ville. Ils ont pu admirer de superbes costumes et des objets de la fin du 19eme siècle présentés dans l’ambiance du salon littéraire de la célèbre Juliette Adam.

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Veillée contes à la bougie à l’oustaou de Maurin des Maures de Solliès-Ville

Roger Castel, Maire de Solliès-Ville,

Sylvie Grazini, Adjointe à la Culture,

Le Conseil Municipal,

L’association des Amis de Jean Aicard

vous convient à  la « Veillée contes à la bougie »

Le samedi 29 septembre à 20h30

Musée Jean Aicard (place Eugène Silvain, place de l’église)

Contact : 04.94.33.72.02

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Programme estivale du Musée Jean Aicard de La Garde

programme estival MJAPB

Festival Jean Aicard de Poésie Vivante

-Final des joutes le 31 mai à 13h45 salle Gérard Philipe La Garde et le 1er juin : soirée poésie – avec le groupe SAMARA 18 h Salle Gérard Philipe à La Garde.

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Dans le cadre du Festival Jean Aicard de Poésie Vivante qui se déroulera cette année du 28mai au 1erjuin aura lieu en « avant- première » une visite du Musée Jean Aicard  -705 avenue du 8 mai 1945 Le Pouverel  83130 La Garde-durant LA NUIT DES MUSEES, le samedi 19 mai.

8 classes de la circonscription exposent des travaux concernant Jean Aicard et sa maison et un CM2 vous accueillera pour vous faire participer à des ateliers dans cette demeure.

Le musée sera ouvert de 12h à minuit. La classe proposant les ateliers sera présente de 17à 19h.

Une possibilité de pique-niquer dans le parc vous est offerte.

Conférence le samedi 26 mai à 17h Salle Saint Roch à Solliès-Ville

Armand Klein est un conférencier de talent qui a étudié  avec beaucoup d’humour et de compétence la vie et l’œuvre d’Alphonse Karr et de son ami Jean Aicard. Historien et auteur raphaëlois, il est invité par les Amis de Jean Aicard le samedi 26 mai afin d’évoquer l’amitié de ces deux écrivains.

Entrée libre et gratuite.

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Une balade appréciée

Les membres de l’Amicale Laïque de La Garde participent régulièrement à une balade découverte des richesses touristiques, historiques, patrimoniales de notre terroir varois.

En ce mois de mai,  ils ont décidé de découvrir l’Oustaou de Maurin des Maures dont ils ont apprécié l’emplacement, le charme et la sérénité. Après avoir visité l’Eglise St Michel,  ils ont parcouru les rues pentues de notre village en  écoutant son histoire.

Un joyeux pique-nique les a réunis  sur la Place des Deux Soleils et ils ont participé à une animation originale dans la salle du bâtiment St Roch pendant laquelle  des jeux ont été récompensés par l’ouvrage « Farandole alphabétique ». Puis poésies et communication sur la Dame de Saint Faust, conjointement cousine de Jean Aicard et Colette, les ont particulièrement séduits.

Ils ont vivement remercié les organisateurs de cette journée : Vinciane, responsable des Musées et Monique et Jean-Paul membres fondateurs des Amis de Jean Aicard.

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Les Amis de Jean Aicard fêtent  le 170ème anniversaire de la naissance du poète

A l’occasion du Festival VIP, Poésie Vivante et Inventive, qui se déroule dans la Vallée du Gapeau jusqu’ au 22 avril, les Amis de Jean Aicard seront présents pour accueillir les visiteurs à L’Oustaou de Maurin des Maures à Solliès-Ville, les dimanches 8 et 15 avril de 14 à 17h.

Dans cette charmante demeure où le poète écrivit de nombreuses belles pages et où l’on retrouve bon nombre de ses souvenirs, une exposition est consacrée à l’année 1848, année de naissance de l’écrivain. Vous pourrez y découvrir les évènements culturels,  artistiques et  politiques qui marquèrent cette période.

Les Amis de Jean Aicard comptent sur votre visite.

15 avril 2018

 De nombreux visiteurs ont répondu à notre appel !

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Remise des prix du concours d’affiche pour le festival Jean Aicard de poésie vivante

Les Amis de Jean Aicard et les organisateurs du festival Jean Aicard de poésie vivante qui se déroulera fin mai , début juin à La Garde, ont récompensé les affiches qui ont séduit le jury et le public, ce vendredi 16 mars dans le hall de la Maison Gérard Philipe de La Garde.

L’école Zunino 1 de la Garde, l’école Marcel Pagnol de La Crau , la maison d’Accueil spécialisée de Hyères et le Lycée Reygnier de Six Fours ont été reçu des bons d’achat pour du matériel pédagogique.

Une fin de journée animée et appréciée qui s’est déroulée en présence de M.Granarolo, adjoint à la Culture et de M. Masson député.

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Festival de poésie vivante 2018 : ateliers de flûtes de pan avec le souffleur de rêve Samara

Dans le cadre de ce festival, les Amis de Jean Aicard ont décidé de faire intervenir Samara, un musicien concertiste renommé. En compagnie de son épouse Claudine et de son fils Yoann, musiciens de talent, il intervient depuis le 5 février jusqu’au 24 dans trois classes des écoles de la circonscription de La Garde, à la Moutonne, à  La Garde et  au Pradet. Les enfants fabriquent eux-même des flûtes de pan, apprennent à utiliser leur souffle et comme par magie sont capables,  au bout de trois jours d’apprentissage, de donner leur premier petit concert. Un moment exceptionnel qui sera clôturé le vendredi 1er juin par un concert ou interviendront les enfants et le groupe Samara dans la salle Gérard Philippe à La Garde.

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Assemblée Générale le dimanche 4 février 2018 à Solliès-Ville :

L’assemblée Générale des Amis de Jean Aicard s’est déroulée dans la salle du bâtiment Saint Roch en présence de M.Castel, Maire et d’un public motivé et chaleureux qui ont approuvé les bilans moraux , financiers et les nombreux projets 2018.

A l’issu de cette assemblée générale un repas a réuni de nombreux participants.

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Vœux 2018

L’association vous souhaite…

1 an de bonheur
52 semaines de santé
365 jours de bonheur
Voilà ce que nous vous souhaitons pour cette nouvelle année 2018 !

Assemblée Générale des Amis de Jean  Aicard : 

L’assemblée Générale des Amis de Jean Aicard aura lieu le dimanche 4 février 2018 à 10h, salle Saint Roch à Solliès-Ville. Un apéritif et un repas ouvert à tous clôturera la réunion.

Pour plus renseignement contacter la secrétaire :

Vinciane Megazzini

Musée Jean Aicard : 04.94.33.72.02

Jean Aicard et Frédéric Mireur

Dans le bulletin de la Société d’Etudes Scientifiques et Archéologiques de Draguignan édité en 1919, de belles pages relatent les hommages rendus à Frédéric Mireur,  important historien et archiviste, né le 9 octobre 1834  et mort le 20 janvier 1919 dans cette ville.

Jean Aicard raconte comment il a rencontré cet homme travailleur infatigable qui laissa une œuvre considérable utile à beaucoup de chercheurs..

« … Je connaissais Mireur depuis mon enfance. Adolescent,  je reçus de lui et de son ami lettré François Dol, les premiers encouragements, quand je balbutiais mes premiers vers. Dol et Mireur ne se contentaient pas de les lire, ils les imprimaient dans « l’Echo du Var ».   Au sortir du lycée où il nous était interdit d’écrire des vers qui ne fussent pas en latin, les premiers éloges accordés à mes «  Stances à la Provence » m’étaient délicieux…

Mireur était un fervent de la solitude, ami des vieux parchemins. Un peu pâle, lettré par vocation, de santé fragile malgré l’ampleur de sa stature Mireur fuyait les invitations de l’amitié, l’invitant plus volontiers chez lui. …

..Je vis Mireur à Paris…Mireur à Paris ! …Il y paraissait à son aise à peu près comme un poisson sur les galets d’une plage…Il regrettait son cher Draguignan et ne pensait qu’à fuir….

Il ne pouvait se passer de Draguignan et je me demande en vérité comment Draguignan se passera de Mireur, il était l’âme de votre chère cité. »

Ainsi parlait Jean Aicard le 18 février 1919, il avait 71 ans….

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Actualité 2017

Jean Aicard à l’honneur à Draguignan

A l’occasion de la 3ème journée du livre organisée par la Société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var, des membres de notre association ont accompagné Monique Broussais, invitée à donner une conférence sur Jean Aicard de l’Académie du Var à l’Académie française.
Jean Aicard membre de cette société datant de 1855 et ami de l’historien archiviste dracénois Frédéric Mireur a mérité l’honneur qui lui a été fait.

Reçus par Françoise Grosgean, instigatrice de cette journée , les amis de Jean Aicard ont pu visiter et apprécier les ateliers et expositions organisés au pôle culturel Chabran, lieu de mémoire et de transmission de l’histoire.

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Une soirée magique à l’Oustaou de Maurin des Maures
La section des Amis de Jean Aicard de Solliès-Ville a organisé une veillée à la bougie qui s’est déroulée dans la maison du poète. Un nombreux public, séduit par l’atmosphère intime due à un éclairage feutré,  a suivi de pièce en pièce contes et poésies écoutés avec ferveur.  Cette expérience exceptionnelle et unique qui sera a renouveler a remporté un très grand succès.
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affiche 7 octobreRoger Castel, Maire de Solliès-Ville,

Sylvie Grazini, Adjointe à la Culture,

Le Conseil Municipal

et l’Association des Amis de Jean Aicard

vous convient à une « Veillée contes à la bougie »

Le samedi 7 octobre à 20h30

au Musée Jean Aicard

 Place Eugène Silvain

Entrée libre  . 04.94.33.72.02

 

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Images du Festival Jean Aicard de poésie vivante 2017.

Sur le thème « Les couleurs du pays natal et d’ailleurs» ce festival a été une réussite.

Nous vous donnons un aperçu de cette semaine poétique et variée  en quelques images et quelques réflexions…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moments poétiques places et rues de la Vieille Garde.

Entendu au coin d’une rue.:

 » – Jean Aicard il est mort ?

- Et oui en 1921

-Alors c’est le Dieu des poètes ! »

 

 

 

 

 

 

Ouverture journée joutes poétiques et ateliers

 Les Amis de Jean Aicard participent activement à ce festival dont Christian Cardon, créateur de cette importante manifestation a écrit:

« Les poésies chantent et défendent les couleurs du pays natal qui les inspire, sans jamais exclure ou fermer les horizons. Toutes, elles en appellent à la fraternité humaine, au-delà de cette petite patrie qu’évoquait Jean Aicard, lui-même chantre de sa Provence natale. »

 

 

 

 

 

 

 

De nombreux enfants ont participé à cette journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première participation du CP de l’école Jean Aicard de Solliès-Ville, village qui abrite le deuxième lieu de vie du poète.

Au fil de l’exposition des créations imaginaires pleines de

poésie.

Defi slam et joutes poétiques.

Le moment des récompenses.

Le festival clôturé par un superbe concert

C’est sur la terrasse des Lauriers roses à La Garde que s’est achevé le 8ème festival.

La vieille bastide du poète a vibré grâce à la voix superbe de la soprano Chrystelle Di Marco accompagnée par la talentueuse pianiste  Virginie Martineau Larderet. Ces « Rêves d’Orient » inspirés del’oeuvre  » Au Bord du Désert  » écrit en 1888 par Jean Aicard,  a conquis le public qui a de plus apprécié les beaux extraits de l’ouvrage lus par Gabriel Boz.

Ce concert a été possible grâce à un partenariat établi entre les Amis de Jean Aicard, l’Education nationale et la municvipalité de Toulon qui a offert un coktail pour clôturer ce pur moment de bonheur .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Samedi 3 juin à 18h30 au Musée Jean Aicard de La Garde, le festival a été clôturé par un superbe  concert sur la terrasse des Lauriers roses  « Rêve d’Orient » d’après l’œuvre de Jean Aicard « Au Bord du Désert » avec la merveilleuse soprano Chrystelle Di Marco et sa talentueuse pianiste  Virginie Martineau Larderet  sur des textes lus par Gabriel Boz.

Un cocktail offert par la municipalité de Toulon a clôturé ce moment de bonheur apprécié par un public conquis

 

8ème FESTIVAL JEAN AICARD DE POESIE VIVANTE 2017.

Nous avons le plaisir de vous rappeler pour information que depuis le 29 mai et jusqu’au 4 juin se déroule à La Garde le   8ème festival Jean Aicard de poésie vivante finalisant les projets pédagogiques de centaines d’élèves des écoles de La Garde, Carqueiranne, Le Pradet, La Crau, Belgentier et Solliès-Ville, sur le thème :

« Les couleurs du pays natal »

A partir du 29 mai et pendant toute la période du festival, les œuvres plastiques de 124 classes, accompagnant productions écrites et réalisations poétiques sont exposées dans le Hall Dieudonné Jacobs- Salle Gérard Philippe à La Garde. Ouvert à tous, classes et parents, jusqu’à 20 heures.

Mercredi 31 mai matin : Poésie dans la rue : rencontre de 10 classes qui échangeront en déclamant leurs poèmes sur les différentes places du vieux village de la Garde.

Jeudi 1er juin journée : Inauguration à 9h : Joutes poétiques « Défi-slam, poésie vivante et Lingua d’Oc », salles Gérard Philippe et Mussou.  15 classes- Les ateliers seront notamment animés par les Amis de Jean Aicard et les Francas du Var.

Vendredi 2 juin à 18h30 : Scène ouverte, soirée poésie – 7 classes – Salle Gérard Philippe.

Samedi 3 juin à 18h30 au Musée Jean Aicard de La Garde, le festival sera clôturé par le concert aux Lauriers roses de Chrystelle Di Marco « Rêve d’Orient » d’après l’œuvre de Jean Aicard « Le bord du désert ». Ouvert à tous à compter de 17h30 sur la terrasse de la villa de Jean Aicard.

Semaine de la poésie

Dans le cadre de la semaine de la poésie organisée par la municipalité de Solliès-Ville et les Amis de Léon Vérane, les membres des Amis de Jean Aicard ont reçu de nombreux visiteurs à l’Oustaou de Maurin des Maures. Ils ont pu apprécier le charme de cette maison d’écrivain qui conserve des souvenirs émouvants.

Un moment de détente dans le jardin du poète

Un moment de détente dans le jardin du poète

 

 

 

 

 

 

 

Concours d’affiches pour le 8ème festival Jean Aicard de poésie vivante

52 classes ont participé à ce concours dont le thème était « Les couleurs du pays natal ». Le jury composé des Amis de Jean Aicard et des représentants de l’Education nationale s’est réuni le 10 mars 2017 afin de délibérer. Devant une assistance nombreuse la proclamation des prix et remise de récompenses a eu lieu dans le hall de la médiathèque de La Garde.

Le Jury

Le Jury

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'attente des résultats

Dans l’attente des résultats

 

 

 

 

 

 

 

 

Les affiches récompensées

Les affiches récompensées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Assemblée générale du 19 février

L’assemblée générale qui a eu lieu à l’Auberge provençale de la Garde a réuni de nombreux amis de jean Aicard sous la présidence de Roger Muréna.

 

Les bilans d’activités et financier ont été adoptés à l’unanimité et  André Delpeuch a rejoint les membres du conseil d’administration.

 

L’énoncé des projets suivants ont fait l’objet de présentation détaillée:

 

10 mars : remise de prix du concours d’affiches du festival Jean Aicard de poésie vivante.

 

26 mars et 2 avril ouverture et visite de l’Oustaou de Maurin des Maures de Solliès-Ville de 15h à 17h à l’occasion su Printemps des poètes.

 

29 mai au 4 juin festival Jean Aicard de poésie vivante à La Garde. Thème de cette année : Les couleurs du Pays natal et d’ailleurs. Les Amis de jean Aicard animeront des ateliers. Ce festival sera clôturé par le concert aux Lauriers roses de Christelle Di Marco « Rêve d’Orient » d’après l’œuvre de Jean Aicard « Le bord du désert ».

 

1ere semaine de juillet : intervention aux Mayons (autour de l’ouvrage Arlette des Mayons)

 

21 octobre intervention de Mme Broussais à Draguignan pour la Société d’études et Archéologie.

 

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Assemblée Générale des Amis de Jean  Aicard : 

L’assemblée Générale des Amis de Jean Aicard aura lieu le dimanche 19 février à 19h30 à l’Auberge Provençale de la Pauline à La Garde. Un apéritif et un repas ouvert à tous clôturera la réunion.

Actualité 2016

Nos peines et nos joies

Nos peines

Cette année 2016 a été endeuillée par la perte de trois de nos fidèles amis.

Tout d’abord Andrée Marmottans nous a quittés en Avril. Elle participait avec dynamisme et efficacité à toutes nos réunions. Elégante et enjouée, cette charmante femme de caractère, excellente cuisinière de surcroît, nous a proposé de nombreuses recettes dans les premiers Echos de Maurin.

Andrée était aussi une artiste. Musicienne, elle avait développé d’autres dons en suivant des cours de reliure. Pour notre association, elle a remis en état un ouvrage bien délabré relatant l’histoire de « Maurin » le célèbre braconnier provençal. Pour la couverture, elle a choisi des cuirs délicats qu’elle avait harmonisés avec soin afin de créer l’ambiance de ce roman se déroulant en pleine nature varoise. Ce chef d’œuvre est conservé précieusement dans le bureau du poète à L’Oustaou de Maurin des Maures à Solliès-Ville.

Son époux, le Docteur Antoine Marmottans, Président honoraire et fondateur de notre association, très affecté par son départ l’a rejointe en octobre. Personne n’oubliera sa gentillesse, sa disponibilité et son profond attachement à notre association.

Historien de Toulon et du Var, il était toujours en éveil, accomplissant un impressionnant travail de recherches, heureux de pouvoir les faire partager dans de nombreux ouvrages de qualité. Président honoraire de l’Académie du Var, il a collaboré à de nombreux travaux et donné des communications et conférences appréciées. Ses conseils avisés et son soutien discret mais efficace vont nous manquer.

Enfin notre doyenne Marcelle Vittini est décédée à l’âge de 102 ans à la fin du mois d’octobre. Elle était l’épouse du peintre Gulio Vittini qui avait peint les grandes fresques sur la vie de Maurin des Maures (actuellement visibles à la mairie de Bormes)

Elle avait gardé toute sa tête et son dynamisme. Retirée en Alsace auprès de sa fille, elle aimait bien me demander des nouvelles de ceux qu’elle connaissait et suivait nos activités grâce aux Echos de Maurin qu’elle lisait avec attention et plaisir…

Les Amis de Jean Aicard attristés par ses deuils ont assuré les familles dans la peine de leur sympathie.

Nos joies

Heureusement que le petit Maxence, le beau bébé de Vinciane, notre dévouée secrétaire, a ensoleillé cette fin d’année. Nous félicitons François son papa et sa grande sœur Alice.

Jean Aicard à l’honneur dans la revue Mirà !

Le numéro 4 de la revue MIRA distribuée gratuitement dans tous les lieux culturels met à l’honneur l’écrivain dans un article  fort bien documenté de René Touaty. Comme l’auteur écrit avec beaucoup d’élégance dans son introduction, il souhaite «…  aiguiser la curiosité du vin  de garde dans un chai provençal ». Suivent quelques extraits de poésies, un commentaire sur l’amour du pays natal et une incitation à relire ses œuvres…cela donne envie …vraiment ! Un grand merci à MIRA et à l’auteur de cet article.

Conférence : histoire de la Chapelle romane de La Garde : jeudi 15 septembre 2016

La Chapelle romane qui domine La Garde a été sauvée de justesse par Jean Aicard qui l’a fait classer « monument historique » en 1916. Les carriers qui travaillaient autour n’ont pas pu la démolir. C’est l’histoire de ce monument que notre président Roger Muréna se propose d’évoquer le jeudi 15 septembre à 18h30 à l’auditorium de la médiathèque Gérard Philippe de La Garde. Cette manifestation est organisée à l’occasion du 100ème anniversaire du classement de ce bâtiment.

31ème Forum des Associations à La Garde.

Le  stand des Amis de Jean Aicard présenté au 31ème Forum des associations qui s’est tenu ce dimanche 4 septembre sur la Place de l’ancienne mairie de La Garde, a retenu l’attention d’un nombreux public. Certains visiteurs ont confirmé l’intérêt qu’ils portent à l’écrivain. D’autres ont avoué vouloir le découvrir et surtout faire connaissance avec ses lieux de vie. Les membres présents ont pu établir des contacts nombreux et enrichissants.

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Jean Aicard en Hollande.

 Dans le cadre des journées consacrées au Printemps des Poètes, nous avons reçu de nombreux visiteurs qui ont parcouru l’Oustaou de Jean Aicard.

Parmi eux, nous avons rencontré une historienne d’art qui, hollandaise d’origine, avait découvert l’ouvrage Visite en Hollande, publié en 1879, dans lequel Jean Aicard décrit en prose et en vers, son pays et ses traditions. Elle tenait à connaître les lieux de vie de l’écrivain, séduite par la précision de ses observations.

Ayant longuement discuté avec Monique Broussais à l’Oustaou de Maurin des Maures et avec Jean Pierre Dubois aux Lauriers Roses, elle leur a fait parvenir une revue éditée en Hollande, consacrée essentiellement à la Côte d’Azur. Dans ce magazine de qualité, Jean Aicard y est mis en valeur ainsi que les deux musées dans un article écrit et illustré de belles photos par les soins de notre correspondante.

Antonius Arena à l’Honneur

 L’Ecomusée de la Vallée du Gapeau a célébré à la fin du mois de mai, Antonius Arena en organisant d’importantes manifestations sur le terroir des Solliès. Expositions, conférences ont permis de faire découvrir ou redécouvrir, ce soldat de François 1er, poète macaronique né en 1500 à L’Estoularié de Solliès qui à l’époque ne s’appelait pas encore Solliès-Ville. Antonius avait été honoré en 1920 par Jean Aicard. Ce dernier avait  cédé un morceau de terrain de sa propriété afin de faire élever un monument  qui comporte un bronze créé par son ami,  l’artiste Paulin Bertrand.

Madame Louison-Lassablière, Docteur es Lettres, chercheur au CRNS et professeur de danse s’est particulièrement intéressée à la vie et  à l’œuvre d’Antonius Arena. Elle a donné deux brillantes conférences sur Arena, soldat de François 1er à Solliès-Ville et Arena et la danse à Solliès-Pont.  Elle a visité avec émotion et intérêt le village natal d’Antonius et le Musée Jean Aicard en compagnie de Monique Broussais, présidente honoraire de notre association et de M. Grué, président de l’écomusée.

Les deux groupes Lei Ginesto de Solliès-Pont et La Souleiado de Solliès Toucas ont travaillé pendant de longs mois pour offrir un superbe spectacle de danse du Moyen-Age à La Renaissance q’Antonius Arena avaient décrites dans un précis adressé aux jeunes étudiants d’Avignon en 1529, Cette œuvre a été traduite dans son intégralité par Madame Louison- Lassablière. Elle a apprécié cet agréable moment qui s’est déroulé dans la cour du château de Solliès-Pont récemment restauré et a félicité les organisateurs, les musiciens et les  danseurs.

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Festival Jean Aicard 2016 à La Garde :

La poésie, un Gai Savoir pour l’école.

Salle comble ce vendredi à Gérard-Philipe pour la scène finale du Festival Jean-Aicard de poésie vivante, qui s’adresse chaque année aux enfants des écoles primaires, de La Garde et de tout le département, et finalise un travail pédagogique de fond. Car pour Christian Cardon, l’inspecteur de l’Education nationale, initiateur de la manifestation, la poésie sous toutes ses formes est d’abord un puissant facteur d’apprentissage scolaire. Plus de 5000 enfants ont pu l’expérimenter pendant toute une semaine, dans les multiples facettes du Festival, concours d’affiches, poésie dans la rue, exposition plastique, joutes poétiques et scène ouverte. Et ce vendredi en scène finale, des centaines d’élèves l’ont démontré au public nombreux de leurs parents : la poésie est bel et bien un « Gai Savoir » pour l’école, qui fait entrer le goût du bonheur dans la classe, un bonheur d’apprendre qui se vit et se partage sans modération. Les élèves, ont tour à tour lu, clamé, récité ou mimé des textes et des vers de poètes de tous les temps et de tous les lieux, réveillant avec force les voix de Baudelaire, Rimbaud, La Fontaine, Saint-Exupéry, Jean Aicard et tant d’autres. Exerçant en même temps leur souffle, leur mémoire et leur voix dans un engagement corporel maîtrisé, les enfants des classes des écoles de La Garde et du Pradet répondaient à des classes de Belgentier, entrecoupées de prestations remarquées des résidents handicapés de la MAS de Pomponiana Olbia, venus de Hyères, dans un festival d’émotion, de joies et d’instants plus graves, comme ce poème « 13-novembre » créé et déclamé par les élèves de madame Poitou-Zachar (Zunino 1, La Garde). Des moments de slam, aussi, avec Murielle Gébelin, animatrice efficace de la scène, et Kévin, slameur gardéen intervenant en périscolaire. Pour Christian Cardon, « le discours ordinaire, politique ou philosophique, trop souvent prône ou promet. La poésie agit. Avec la poésie, il ne s’agit pas de convaincre ni d’annoncer pour demain la sagesse, l’utopie ou les larmes : il s’agit d’expérimenter ici et maintenant que la vie est belle et bonne, quand on sait l’aimer en confiance. »  Une confiance dont les écoliers auront bien besoin pour affronter le monde qui vient.

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Parmi les travaux présentés, les poèmes de Jean Aicard étaient en bonne place accompagnés de titres trouvés par les enfants :

« Au bois joli du gai savoir :

Les poésies de Jean Aicard »

Une illustration colorée représentait un coq original et les petits poèmes consacrés à la nature étaient surmontés de structure à la manière de Niki de Saint Phalle. Une façon de moderniser les œuvres de Jean Aicard vu par les yeux d’enfants du XXIème siècle.

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Programme Antonius Arena 2016

Jeudi 26 mai au mercredi 1er juin (sauf dimanche 29 et lundi 30)

La Farlède, musée de l’Ecole publique,

De 9 h à 11h 30 et de 14 h à 17 h :

Exposition : Le Moyen-âge et la Renaissance dans les manuels scolaires.

 

Jeudi 26 mai au dimanche 29 mai,

Solliès-Pont, salle E. Baboulène,

De 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h :

Exposition : Antonius Arena 2016 par l’Ecomusée

 

Vendredi 27 mai

Solliès-Ville,

17 h : salle du moulin d’Oli,

Conférence :Antonius Arena soldat de François Ier, par Madame Marie-Joëlle Louison-Lassablière.

 

Samedi 28 mai,

Solliès-Pont,

17 h : le Château, salle E. Baboulène

Conférence : Antonius Arena et la danse, par Madame Marie-Joëlle Louison-Lassablière.

19 h : Cour intérieure du Château,

Spectacle de danses : Les basses danses par lei Ginèsto et la Souleïado.

 

Jeudi 2 juin au samedi 4 juin

Solliès-Ville,

14 h 30 à 17 h 30 : Musée du Vêtements provençal,

Exposition : Antonius Arena 2016 par l’Ecomusée

Organisé par L’Ecomusée de la Vallée du Gapeau : 07.78.51.29.84

Entrée libre

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Des visiteurs intéressés au Musée Jean Aicard de  Solliès-Ville

Des visiteurs intéressés ont parcouru l’Oustaou de Maurin des Maures à porte et cœur ouverts à l’occasion de la manifestation organisée par la commune de Solliès-Ville « Festival VIP de poésie » du 26 mars au 10 avril 2016.

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Concours d’affiche du 6ème festival Jean Aicard de poésie vivante

Ce concours a vu la participation de 53 classes d’établissements scolaires varois qui ont présenté des affiches sur le thème « l’école du gai savoir ». Il a été bien difficile aux membres du jury de choisir trois d’entre elles, récompensées par les Amis de Jean Aicard.

1er prix : Ecole Maternelle Séverine Mignoné , classe de Mme Foucault à La Garde.

2ème prix : Ecole Maternelle Marcel Pagnol , classe de Mme Mandin, Le Pradet

3ème prix : Maison d’accueil spécialisée à Hyères, classe de Mme Cardon.

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La Dame de Saint Faust entre mystère et magie.

Simone Sirieix, petite cousine de Jean Aicard et cousine de Colette apparentée à sa mère a choisi pour nom de plume Simone Colette-Aicard.

Ecrivaine curieuse et sensible, elle a vécu dans un domaine béarnais au cœur d’une nature boisée et mystérieuse.

Monique Broussais et son époux  l’ont rencontrée au Château de Saint Faust. Elle leur a confié  oralement puis au fil d’une importante correspondance une foule de souvenirs sur ses célèbres cousins.
L’association de Var Découvertes qui a son siège au Parc des Lices, 256 Avenue de la Victoire du 8 Mai 1945 à Toulon a invité Monique Broussais le Jeudi 24 mars à 18H pour une évocation de cette grande Dame. Entrée libre.

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Le soir de la conférence

Le soir de la conférence

 

 

 

 

 

 

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Festival Jean Aicard de poésie vivante

La remise des prix du concours d’affiches 2016 aura lieu le vendredi 11 mars dans la « rue » (le hall) de la médiathèque Gérard Philipe de La Garde.

En effet , comme chaque année à l’occasion du Printemps des Poètes, se tient du lundi 7 au samedi 12 mars 2016 une exposition d’affiches réalisées par les enfants des écoles  de la circonscription de La Garde, dans le hall de la Médiathèque Gérard Philipe à La Garde. Ces affiches, aboutissement d’un travail pédagogique sur  la communication, le texte court et l’esthétique, annoncent  le  Festival Jean Aicard de poésie vivante qui se déroulera au mois de juin 2016 à La Garde sur le thème «  La poésie, pour une école du gai savoir ».

A noter qu’une conférence-débat aura lieu sur le même thème : « La poésie pour une école du gai savoir » avec la participation du philosophe Philippe Granarolo à l’auditorium du complexe G.Philipe le samedi 19 mars 2016 à 9 heures.

Ces manifestations sont organisées par l’Association des Amis de Jean Aicard, l’inspection de l’Education nationale et la Ville de La Garde.

 

Assemblée Générale des Amis de Jean Aicard

dimanche 7 février 2016 à 10h30

Salle Saint Roch, rue Jules Ferry à Solliès-Ville

Ordre du jour :

Ouverture de l’assemblée générale par le Président

Rapport moral, activités et projets, par la Secrétaire

Rapport financier par le Trésorier

Renouvellement du tiers sortant du Conseil d’administration

Questions diverses.

 

Concours de poésie 2016

Concours de poésie-règlement 2016